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Vendredi soir, Paris fut frappé par un violent orage et plusieurs quartiers furent inondés. En tant que parisienne, je me devais de participer ? cet évènement apocalyptique. Récits de mes tribulations de parisienne totalement survoltée par une soirée orageuse.?
Vendredi soir. Mon namoureux et moi devons fêter nos un an et demi. Rituel féminin de rigueur quelques heures auparavant? : coiffeur et petite robe légère étant donné la chaleur. Bien décidée ? cuisiner le repas du siècle pour l’évènement en question, je me rends donc, toute apprêtée, au Daily Monop’ qui se situe ? 5 minutes ? pied de chez moi. Jusque l? tout va bien. Sauf, qu’? peine sortie, je remarque que le ciel devient menaçant et que j’ai oublié mon parapluie. Comment un ciel peut être gris alors que Meteo France n’a prévu aucune averse? ? Je continue donc mon chemin, ne faisant pas attention ? la nuit qui tombe, peu ? peu. Une fois arrivée, des éclairs déchirent le ciel. Il fait noir ? Paris et une pluie diluvienne se met ? tomber. En quelques minutes, les rigoles débordent et l’eau coule tel un torrent dans les rues. Pas affolée pour deux sous, je continue mes courses? : saumon ou porc? ? Sauce au citron ou riz? ? Au diable ce fichu orage, je dois me concentrer sur ma soirée en namoureux. Après tout, c’est la soirée du siècle, non? ?C’est un petit quart d’heure plus tard que les ennuis ont commencé. Nuit noire dans le magasin. Plus d’électricité. Et les grilles d’entrée qui venaient de se fermer. J’étais donc? prisonnière dans un Monop’, ? quelques heures de ma soirée cruciale. Et moi qui allais passer ? la caisse, comment je fais maintenant? ?! «? Il faut attendre, mademoiselle? », me répond-t-on. Ah, attendre. Oui, bien sûr. Mais bien entendu, tout le monde se contrefiche éperdument du fait que j’ai un poisson ? faire cuire, des tomates ? éplucher et une table ? dresser. Tout le monde se moque du fait que c’est ma soirée et qu’on ne peut pas me la voler comme ça. Si on ne me laisse pas sortir de ce magasin immédiatement, j’appelle mon avocat. A quoi bon puisque de toute façon, nous allons tous mourir? ? Oui, mourir. Une employée arrive en hurlant «? Le sous sol est inondé? ». A peine le temps de paniquer que mes magnifiques salomés compensées se mettent ? prendre l’eau. Je suis l? , au milieu d’un supermarché, en train de mourir ? petit feu. Et c’est l? que je me suis mise ? rire. Nerveusement. Mais rire tout de même. J’avais l? une formidable aubaine? : j’allais avoir un article plus que formidable pour mon blog… ? Et c’est l? que cette idée m’est venue, mettre en scène ma mort? : ? 1) Mourir congelée, au rayon frais because je portais une robe légère because 30 minutes avant c’était la canicule apocalyptique ? Paris.
2) Mourir noyée, emportée par un torrent tourbillonnant, la face écrasée contre la grille du Monop’, bloquée ? l’entrée.
3) Mourir assommée par les bouteilles de Coca qui seraient toutes tombées des étagères.
4) Mourir dévorée par le chien de la petite Mamie qui était ? côté de moi.Si tu voulais que je meure congelée, tape 1. Si tu voulais que je meure noyée, tape 2. Assommée, tape 3 et dévorée, tape 4. Si tu n’es pas contente que je sois vivante, tape-toi… ? Bah oui, je suis vivante, non mais? !


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