
Le post du jour sera un peu plus personnel… J’ai envie de coucher sur la toile mes états d’âme… Peut-être parce qu’au bout d’un moment la pression est trop forte, les gens n’ont pas le temps de vous écouter et puis… peut-être que vous saurez m’aiguiller malgré le fait que nous ne nous connaissions pas « pour de vrai »…
Hier, je pondais un papier faisant l’éloge de mon école de journalisme, des gens qui s’y trouvent et des professeurs, le tout nuancé d’une petite pointe de doute : suis-je vraiment ? ma place dans cette école ? Parler de politique all day long, ça ne me gêne pas le moins du monde. Mais l? où le bas blesse c’est que je n’ai pas l’impression que tout ça, c’est vraiment moi. Oui, je sais être sérieuse, oui je sors d’un lycée et d’une hypokhâgne ? tendance élitistes. Mais est-ce que j’ai envie de renouer avec tout ça ? Est-ce que je ne devrais pas me propulser dès maintenant dans la vie professionnelle ? Mes amies de chez Bien Dans Ma Vie me manquent terriblement. Bosser l? -bas a été pour moi une vraie bouffée d’oxygène : je m’y suis épanouie comme jamais, j’étais entourée de filles qui me comprenaient… La vie était belle, quoi.
Et puis l? , c’est le grand vide. Intersidéral, je dirais même. Les gens semblent me prendre pour une greluche. Le personnage de Babillages n’est pas du tout perçu. On me rembarre dès que j’émets l’hypothèse de rédiger un papier sur le film « Lagerfeld Confidentiel » et on me suggère gentiment d’écrire quelque chose d’un peu plus intellectuel… Vous voyez le genre ? J’ai l’impression de ne pas être prise au sérieux, de me débattre mais de ne pas être entendue. C’est frustrant. Ecrire, je sais le faire. Je ne suis pas encore une pro, loin s’en faut. Mais contrairement aux autres, c’est quelque chose que je fais tous les jours. Bosser, c’est aussi quelque chose que je fais chaque jour : bloguer, c’est en quelque sorte mon boulot, vous voyez…
Et l? , j’ai l’impression qu’un choix s’impose : bloguer ou être étudiante ? Pour beaucoup, c’est antithétique, je n’ai pas ? mener de front ces deux choses. On me propose de monter des projets liés ? mon blog, mais la condition sine qua non est d’entrer dans la vie active et d’arrêter l’école… D’un côté, je sens que je ne peux pas me résoudre ? faire ça si jeune… A 19 ans, tout de même… Et puis, sans diplôme, je n’irai pas bien loin ! Une amie journaliste m’a dernièrement suggéré de tout claquer et de piger pour des magazines… Sauf que je ne m’en sens pas capable, j’ai peur, je n’ai pas du tout confiance en moi… Vous voyez ? Et puis, ? l’école, je me sens mal, vraiment mal : chaque jour, je pleure intérieurement. Chaque jour, je me sens jugée, considérée comme quelqu’un de marginal…
En gros, je suis complètement perdue. Je me sens mal, très mal. Je ne suis plus motivée… Tout ce que j’attends, c’est que ma nouvelle convention de stage soit signée chez Bien Dans Ma Vie, pour retrouver des gens que j’aime, avec qui j’aime travailler et qui m’apprennent mon futur métier dans la joie et la bonne humeur… Je ne comprends pas : je n’abandonne jamais ce que j’entreprends mais l? , ce n’est pas l’envie qui me manque…


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