
Je vis à Paris, j’ai 20 ans et je traîne dans des endroits plus ou moins hype, plus ou moins malgré moi d’ailleurs. Des choses, j’en vis. Des choses, j’en vois. Et surtout, des choses, on m’en raconte. Loin de moi l’idée de dévoiler les secrets de mes copines ni même de narrer des choses totalement vraies. J’ai juste envie, si vous le voulez bien, de coucher sur la toile des petites histoires, chaque week-end. Des trucs de filles, sur les mecs principalement. Parce qu’on a beau dire qu’on les aime, ils restent notre principal souci…
Le béguin. A priori, une fille est censée se contrôler : on n’est pas dans un Walt Disney, ce n’est pas parce qu’un homme nous embrasse qu’on doit tomber sous le charme illico presto et voir défiler devant nous robe de mariée, bébés et voiture familiale grand confort. En théorie. Parce qu’on le sait bien, une fille est incapable d’éviter de tirer des plans sur la comète. Être détachée ? Mmmmh, ça devait être en option ! Impossible, on n’est pas comme ça, nous !
Quid du mec, dans un cas de béguin immodéré et non dissimulé ? En général, il fuit. Après vous avoir lâchement baisée, s’il est assez beau parleur… Oh, pardon, on dit « faire l’amour », pour ne pas briser nos rêves de petites princesses !… Mouais… Pour les histoires à l’eau de rose, on repassera, d’accord ?
Je disais donc, les mecs sont lâches en général. Ils nous font croire des choses, ou plutôt ils nous laissent rêver, pour mieux nous posséder. Et une fois que c’est acquis, qu’on a mis au placard notre ex / notre colloc trop chiante / nos vilaines manies qui l’agacent, il nous fait un smack avant de grimper dans un taxi puis nous envoie un charmant SMS expliquant que non-non, il n’a aucune envie d’être en couple, parce que la vie de couple, c’est nul !
Rideau. Fin de l’histoire. On tourne la page.
Ca, c’est si on est une grande fille raisonnable. Mais bien souvent, pauvresses dans l’âme, on s’accroche. Et ça fait encore plus mal. On se fend alors d’une longue tirade qui prend en général 6 textos au bas mot, dans laquelle on explique qu’on a tout plaqué pour lui, qu’on déteste qu’il avance de deux pas pour mieux reculer de trois, que nous, on en a marre, mais qu’il peut quand même nous appeler s’il en a envie. Et qu’on lui fait des bisous, aussi.
Et on reste scotchée à notre téléphone all day long, au cas où il répondrait. Bon, on a déjà eu les 6 accusés de réception. Ouf, c’est bon : il doit être en train de lire notre logorrhée textuelle et peut-être même qu’il réfléchit à ce qu’il va nous répondre…
Ou pas !
Et là, on tourne vraiment la page ?
Oui, on essaie. Et on ne se la joue surtout pas Bridget Jones, à pleurer dans son canapé, affublée d’un infâme pyjama tartan. Au contraire : on adopte une tactique toute autre. On sort, on vit et on ouvre les yeux. Après tout, ce mec n’en vaut peut-être pas vraiment la peine. On s’est donné beaucoup de mal pour lui, on a limite agité des sémaphores en plein jour pour lui faire comprendre qu’on voulait mettre une sérieuse option sur lui et tout est parti en sucette. Alors zut ! On lâche l’affaire pour de bon… Et au bout de quelques semaines, je parie qu’on aura déjà un nouveau béguin !
Cette semaine, j’ai écouté ça en boucle :
Découvrez Louis Bertignac !

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