
Même si j’ai la chance de recevoir beaucoup de produits, notamment de la part du service de presse de chez Sephora, j’avoue traîner très souvent dans l’enseigne. C’est simple, je vis presque en face d’un Sephora (je l’ai pas fait exprès, promis !), du temps où j’étais étudiante je n’avais qu’à traverser la rue pour me retrouver au Sephora des Champs Elysées… Et puis, clairement, j’aime m’y promener, pour voir comment les stands sont agencés, tester des teintes que je n’ai pas forcément en stock chez moi, voir comment les client(e)s réagissent face aux nouveautés. Et puis ne nous leurrons pas, Sephora c’est quand même vachement bien pour faire son shopping beauté. Sauf qu’il y a un truc qui laisse à désirer : la propreté.
Cette obsession pour la propreté chez Sephora a commencé pendant l’été 2009. J’étais dans la boutique de Mouton-Duvernet, en train de choisir des nouveaux pinceaux lorsque j’ai eu un choc; il y avait une espèce de blatte séchée dans le présentoir. Si ce n’est pas une blatte, excusez-moi, hein. Je ne suis pas experte en insectes !! Mais toujours est-il que j’ai franchement été dégoûtée. Et ça m’a quasiment donné envie d’arrêter la fréquentation de ce magasin.

Et puis, suite à cet épisode somme toute dégueulasse, j’ai continué à inspecter les boutiques Sephora de manière inconsciente. Et j’ai été choquée par les présentoirs de certaines marques (Cargo, Fred Farrugia, etc…) : c’était crade. Les gens trempent leurs doigts à longueur de journée dans les textures, why not, c’est le principe des testeurs (perso je ne le fais pas, j’ai peur que ça soit un nid à microbes). Mais laisser pendant des mois le même produit en test, à moitié vide, carrément dégoulinant et super luisant, disons que ça ne donne pas du tout envie d’acheter le produit.
Ne parlons même pas des traces de doigts poisseux autour des présentoirs : les filles s’essuient-elles n’importe où après avoir essayé leur maquillage ?! Et je tiens à préciser que ces testeurs suintant de crasses ont été observés dans tous les Sephora de Lille et ceux des Champs Elysées, rue de Rivoli, Mouton-Duvernet et Les Halles. Peut-être que j’en fais une généralité, mais j’ai attendu de fureter dans diverses boutiques pour me faire un avis.
Outre les testeurs de gloss hyper sales, j’ai aussi eu la chance de me retrouver à de nombreuses reprises face à des présentoirs à la limite vides. Il y avait bien les cosmétiques à tester mais les vendeuses ne les avaient pas remplacés. Et j’ai aussi poussé le vice jusqu’à retourner plusieurs jours de suite dans la même boutique afin de voir si elles allaient enfin s’en apercevoir…
Dans les joies du maquillage cracra chez Sephora, on pourra aussi tomber sur des fards à paupières presque disloqués, en morceaux, des Primer Potion d’Urban Decay tellement sales qu’on ne voit plus l’emballage du testeur, des raisins de rouge à lèvres presque fondus… Bref, parfois ce n’est pas toujours joli de se balader chez Sephora.
Je comprends tout à fait que cela soit difficile de gérer d’aussi grosses boutiques. Mais comparé à d’autres chaînes où j’ai pu mettre les pieds, c’est franchement plus que limite. Comme je pensais rêver, j’ai emmené mon copain dans une boutique (rue de Rivoli), sans même lui dire pourquoi je l’y emmenais. Sa réaction a été la même que la mienne à peine arrivés au bout du magasin. J’en ai discuté avec des amies : idem. Alors peut-être que l’enseigne devrait davantage inciter ses vendeurs / vendeuses à entretenir leur stand. Parce que mine de rien, le visuel ça compte énormément.

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