
Tout a commencé à l’aéroport de Nice (aéroport de Nice, aéroport de Nice, deux minutes d’arrêt !… Désolée, elle était facile celle-là…!). Je descends tranquillement de l’avion, impatiente d’arriver à la Villa Schweppes et d’entrer dans le vif du sujet. J’attends ma valise, croise deux-trois têtes connues, une ancienne maître de stage (ça ne me vieillit pas cette affaire…). Je prends ma valise, et je file direction le parking. L’ascenseur est plein à craquer, mais qu’importe je m’y engouffre. Un homme arrive en courant. Il bloque la porte, semble contrarié. C’est Benoît Magimel. Mes voisins d’ascenseur ne le reconnaissent pas tout de suite, logique il voyage incognito avec un borsalino et des grosses lunettes de soleil…
Moi : « Ah, ça va être compliqué d’entrer dans cet ascenseur, il est plein ! »
B.M. : « Excusez-moi, vous n’auriez pas vu ou pris ma valise ? ».
Moi : « Ah non monsieur, vous voyez bien qu’il y a mon nom sur celle qui est à côté de moi. »
B.M. : « Bon, ok. Merci ! ».
Et il repart en courant, à la recherche de la valise disparue. Moi, je suis toujours dans cet espace exigu avec mes compatriotes de chez Schweppes, l’air béat. Intérieurement je me dis « mais zut, c’était Benoît Magimel, genre mon idole depuis mon film préféré de tous les temps – La vie est un long fleuve tranquille – et je n’ai même pas été fichue d’être polie. La prochaine fois que je le croise, je suis sympa. » Enfin bon, encore faut-il se trouver une nouvelle fois nez à nez avec lui.
C’était sans compter sur une soirée chez Albane, sur les coups d’une heure (ou deux, à Cannes le temps passe (trop) vite) du mat’. Je sirote du champagne. Je dois d’ailleurs en être à ma cinquième coupe, c’est-à-dire qu’il faut du courage pour parler avec Owen Wilson, Adrian Brody, un acteur qui a joué dans Inglorious Basterds mais dont je ne me souviens plus du nom, Marina Fois, l’agent de Marina Fois qui me râle un peu dessus… Là, j’aperçois Benoît Magimel en pleine discussion avec Gilles Lellouche. « J’y vais ou j’y vais pas ? ». Mes amis présents me poussent à y aller. Oui mais quand, il a l’air de vraiment très très bien discuter. Si je l’interromps, c’est la honte. Et c’est impoli.
Je rajuste ma robe, tente de tenir encore 10 petites minutes perchées sur mes escarpins. J’inspire. J’expire. Et j’y vais.
Trois secondes plus tard, je lui tapote l’épaule – impolitesse : – 10 points pour moi. Il se retourne, me sourit. J’enchaîne : « bonsoir, comment allez-vous depuis ce matin ? ».
B.M. : « très bien, merci. » Il me sert la main – classe : + 30 points pour lui.
Moi : « alors, quid de votre valise ? vous l’avez retrouvée ? »
B.M. : « oh oui, ne vous en faites pas ! En tout cas, merci pour ce matin. »
Euh, what ?????!!! Je n’ai pas été franchement aimable et Benoît me remercie ???? + 80 000 points de gentillesse pour lui. Echec et mat, je suis morte. Nous continuons encore un peu la discussion. Puis, je m’éclipse.
Schweppes m’avait promis des choses « Unexpected » (c’est la devise de la marque en gros). Eh bien là, c’est plus que dingue. Vous ne trouvez pas ?!!!
(Sur la photo : Benoît Magimel est maquillé par Dior)


15 commentaires