Shit happens – Babillages – Le blog beauté des beauty addicts

Shit happens

C’est rigolo, mais plus je vous raconte les coulisses de Babillages, plus vous avez envie de TOUT savoir. Et plusieurs d’entre vous n’ont pas hésité à m’écrire pour me demander de partager ma réalité de femme entrepreneur, avec les joies mais aussi les galères que cela implique. Je crois que si je devais résumer ces galères en une expression, ça serait ça :

SHIT HAPPENS*

(*)… But so do miracles! 

Si certaines choses me sur-gonflaient en créant ma boîte, aujourd’hui j’ai appris à les laisser glisser pour me concentrer sur l’essentiel. Et au final, je trouve ça bien… de faire du positif avec du négatif ! Dans ce post, j’ai plutôt eu envie de parler de ces petites merdouilles que j’ai su transformer en mini miracles du quotidien. Voici mes astuces.

  • Etre optimiste 

Cette journée est une merde sans nom ? Pas grave, demain sera meilleur… de toute façon ça ne peut pas être pire ! Et mieux encore, j’essaie de ne pas tout voir en noir mais de trouver dans chaque journée, aussi nullissime soit-elle, une petite étincelle cool. Parfois, c’est un joli rayon de soleil qui me réchauffe le dos (je travaille dos à la fenêtre), ça me donne envie de ronronner comme Doups mon chat. Et puis, il y a d’autres jours où la Providence est encore plus sympa : on vous appelle pour un nouveau super projet qui re-booste illico le moral !

  • Ne plus accorder d’importance à des choses qui n’en ont de toute façon pas 

Probablement le challenge le plus difficile pour la control freak que je suis. Ma zone de confort se résume à un agenda bien rempli, des rétro-plannings (presque) parfaitement tenus et des calendriers éditoriaux toujours nickels. Vous voyez le genre : j’adore anticiper… Sauf que la vie d’entrepreneur n’est pas forcément faite de moments espérés si vous voyez ce que je veux dire. Chaque revirement de situation peut sembler être un micro-incendie à éteindre là maintenant tout de suite. A force de vous épuiser, vous finirez par choisir vos combats naturellement. Et laisser glisser ce qui n’est pas si important que ça, dans le fond.

  • Anticiper 

J’ai beau dire qu’il ne faut pas être trop control freak, cela a tout de même de beaux avantages : vous savez où vous plantez, vous naviguez relativement à vue. Et ça, ça rassure vachement. Et ça permet d’être plus efficace dans son travail. Résultat, quand un projet ne se passe pas aussi bien qu’il aurait dû, je reste zen. Je sais que de mon côté, tout est anticipé, que je vais assurer. Et je n’ai qu’à me concentrer sur l’essentiel : livrer ce projet.

  • Savoir dire non 

Pendant 26 ans de ma vie, j’ai cru que pour dire non, il fallait le faire à demi-mot en s’excusant de refuser de ne pas être en mesure de répondre à la demande formulée. Sauf qu’en réalité, un non affirmé et poli n’a rien de honteux, bien au contraire. C’est sans doute la preuve que vous vous respectez, que vous avez un minimum d’ego, qu’il ne faut peut-être pas abuser de votre gentillesse, etc… NON est quelque chose de très sain, c’est une option toujours envisageable et il ne faut jamais l’oublier. Tant pis pour ceux qui se vexent !

  • Inspirer et expirer 

Je ne vous cache pas qu’il y a des journées plus difficiles que d’autres, où il m’arrive d’être au bord des larmes tant certaines situations m’ont affectée. Mais, je relativise toujours. Et je prends le temps de méditer. Parfois, si je sens que je suis bonne à rien, je préfère partir du bureau à 18h et ne pas m’acharner sur le job pour m’y remettre le lendemain. Après tout, je parle cosmétos, je ne sauve pas le monde !

  • Rire 

Ma conception de la vie est très simple : je cultive mon bonheur au quotidien. Je ne peux pas passer une journée sans sourire ou rire. Je suis quelqu’un de très joyeux de manière générale et au final, même en étant très « déprimée » par une sale journée, j’arrive TOUJOURS à trouver un moyen de rire. Ca détend.

  • Râler 

Pour beaucoup, râler est synonyme de négativité. Ca n’est pas du tout le cas pour moi : c’est ma manière d’extérioriser l’énergie négative qui est bloquée en moi. Je formule clairement le truc qui m’ennuie, même si ça semble anodin pour mon voisin. Il se trouve que moi, à l’instant T, ça me gonfle et m’empêche d’avancer. Alors, si je suis seule ou entourée de proches, je râle pour sortir ma colère. Ca dure 10 minutes, c’est fini. Et on se remet tous à rigoler.

Babillages

Capucine Piot est la fondatrice & l’éditrice de Babillages depuis 2007. Elle déteste faire des biographies, et encore plus parler d’elle à la 3° personne, mais il paraît qu’il fallait remplir cette case ! Si vous me suivez depuis 10 ans, vous savez qui je suis ! Si vous venez d’arriver… vous le saurez bien assez tôt.

20 commentaires
  1. Super article et tellement vrai, des fois les journées sont pas simples mais faut savoir rebondir et voir le bon côté des choses ! Bref on a adoré ton article !!
    Aglaia & co

  2. Je suis comme toi : râler me permet d’aller de l’avant. Beaucoup ont du mal à comprendre… Faut dire que ce doit être agaçant mais à côté de ça, je pense aussi être plutôt positive dans mon quotidien, au bureau, à la maison, avec les autres. Bref, je suis d’accord : râler n’est pas synonyme de négativité ! Râlons ma soeur !!’

  3. Je suis également entrepreneur et « Shit happens » est carrément devenu mon leitmotiv ! En te lisant, je me dis que je pourrais le placarder sur les murs du bureau… Merci pour cet article plein de bon sens et sans filtre: en dépit de tout ce qu’on peut croire, être le boss de ou son propre boss demande une discipline de fer (surtout face aux administrations qui rendent complètement fou!) – Les premières années après avoir monté ma boite, je disais « oui » à tout et n’importe quoi, histoire de m’assurer que je ne passais pas à côté d’une belle opportunité cachée ou que sais-je… J’apprends tout doucement à m’affirmer, et à protéger l’image que j’ai fabriquée pour mon entreprise, c’est dur, mais je tiens la route !
    Bon courage, collègue de galère !

  4. Idem kif kif de mon coté mais j’ai mis plus de temps que toi à le comprendre! et je l’utilise dans la vie de tous les jours car pour le moment je suis à la recherche d’un poste de chef de produit :-)

    Et comme tu dis certains jours c’est plus facile

  5. Je partage totalement ta philosophie de vie ! C’est vrai que certaines poisses font chier (retard de train un matin de boulot, enchaîner les maladresses comme renverser sa tasse de café sur sa tenue d’entretien, avoir des coups de mous etc) mais comme toi je me dis que ça pourrait être pire, que cela ne dépend pas de moi donc rien ne sert de s’énerver et que de belles choses arrivent ! Et comme dit Ribéry « La routourne va tourner » ahaha https://www.youtube.com/watch?v=u4CB2QP7j04
    belle journée à toi !

  6. Hello,

    Voilà un article qui tombe à pile : je vais probablement me lancer en tant que freelance dans la communication et le web en fevrier…j’ai un peu les choquottes mais ça me semble être une belle aventure tout de même !

    Bonne continuation ;)

  7. Bonjour Capucine!! Ah ça fait du bien de se dire qu’on est toutes pareilles ;-) Pour ma part en ce moment j’ai une période professionnelle difficile, donc j’essaie de compartimenter au maximum vie privée et vie pro. Pas facile après les journées difficiles!Lire Babillages et regarder tes snaps fait partie de ma phase « je décompresse » en rentrant chez moi. Bises!

  8. rhooo merci Capucine pour cet article. étant graphiste à mon compte, je partage 1000 fois ta vision des choses et surtout savoir dire non, c’est tellement important et ça ne nous rend pas plus ou moins « aimable »… mais qu’est ce que ça soulage ! Je viens de terminer le livre « Ne me dites plus jamais bon courage » de Philippe Bloch. Je ne crois pas que ce soit ta tasse de thé ou alors que tu aies un réel besoin. Mais c’est un livre qui fait du bien. Bref, j’écris beaucoup et je te souhaite une belle journée.

  9. Je trouve que toutes ces choses sont une bonne philosophie de vie en général ! Notamment savoir dire « non » c’est quelque chose que j’essaie d’appliquer au quotidien également sans culpabiliser à chaque fois. J’imagine que quand on est son propre patron il faut d’autant plus savoir s’autogérer. C’est très utile en tout cas.

  10. Bonjour Capucine, très intéressant cette petite confession…. je vois que nous avons pas mal de points communs même si j’ai quelques « paquets de 10 » de plus que toi ! (Dans mon métier on appelle une dizaine un paquet de 10 ! )
    Ce qui m’interpelle le plus c’est ton passage sur « apprendre à dire non, j’ai attendu 40 ans pour me libérer de tout ça, mais quel soulagement !!
    Pour le reste, j’anticipe ( c’est une question de survie ! ) je respire et je ris !! (je râle aussi, mais ça….) et ma petite « Kéops » lovée dans ses plaids favoris m’apporte sérénité et bien être grâce à ses ronronnements !!
    Je te suis régulièrement sur snap, surtout, ne change rien !
    bon week end.

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