Les découvertes de la semaine #20

Dites donc, j’ai lamentablement laissé tomber l’une de vos rubriques préférées. Le dernier opus des Découvertes de la semaine date du… 23 juin 2015 ! Aheum… ! J’ai envie de re-lancer ce concept pour 2017, afin de vous raconter rapidement ce que j’ai découvert en beauté mais pas que…

Bouquin terminé : HHHh de Laurent Binet

Je vous en parlais dernièrement lors d’un live sur Instagram, j’étais en pleine lecture de « HHHh » de Laurent Binet. Il s’agit du premier roman de Laurent Binet, qui a d’ailleurs reçu le Prix Goncourt du premier roman en 2010. Je l’ai lu après avoir dévoré « La Septième Fonction du langage » du même auteur lors de mes vacances en novembre dernier.
« HHHh » relate la tentative d’assassinat de Reinard Heydrich, le chef de la Gestapo et l’organisateur de la solution finale. Fomentée depuis Londres, cette action est exécutée par Jan Kubis et Josef Gabcik. Tout au long du roman, Laurent Binet alterne entre narration des événements et interrogations sur la retranscription de l’Histoire dans des livres. Comment se documenter ? Comment croiser les sources ? Que faire de ces « blancs » que l’on ne parvient pas à combler par manque d’information ou à cause de sources contradictoires ? Laurent Binet a ce souci de la vérité historique, à des années lumières de certains dialogues purement fantasmagoriques dans la littérature du genre.
J’ai eu du mal à naviguer au milieu de tout ça, au départ. Ces allers-retours narratifs entre l’Histoire et la façon dont a été conçue l’histoire du bouquin m’ont pas mal perturbée. Mais c’est un regard intéressant.

Série-documentaire terminée : Making a murderer

Je sais, je débarque ! Mise à dispo sur Netflix en décembre 2015, cette série-documentaire propose 10 épisodes. Tout tourne autour de Seven Avery, condamné à tort pour agression sexuelle lors d’un premier procès aux Etats-Unis et enfermé 18 ans. Après un test ADN, Steven Avery a finalement été innocenté et est sorti de prison. Il n’en reste pas là, et décidé d’attaquer le système judiciaire et les institutions fédérales, en compensation de ces 18 injustes années passées derrière les barreaux. Deux après sa sortie de prison, il est accusé du meurtre de Teresa Halbach. A l’issue d’un long procès, il est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de sortie.

Ce documentaire a été filmé pendant une dizaine d’années et retrace le parcours de Steven Avery et de sa famille. Forcément, on se pose des questions : si Steven a subi une erreur judiciaire, la deuxième affaire serait-elle une pure manipulation du système judiciaire vexé d’être poursuivi ? Et si quelqu’un d’autre était coupable ? Et si en fait, Steven était vraiment coupable ?

J’ai particulièrement été dérangée par la proximité entre les deux réalisatrices du documentaire et la famille Avery. Forcément, dix ans de tournage, ça crée des liens. Mais j’ai eu parfois la désagréable sensation d’être face à un reportage à charge contre la justice américaine, prenant aveuglément la défense de Steven Avery.
En tout cas, j’ai « dévoré » ces dix épisodes – que je déconseille à ceux qui n’aiment pas regarder des plaidoiries à n’en plus finir, c’est franchement long. Depuis, je traîne sur le web en lisant toutes les théories folles (ou pas) des Internautes au sujet du coupable.

 Vu au ciné : Jackie

Je suis fan de Natalie Portman – quelle actrice ! – et également particulièrement intriguée par l’aura des Kennedy. Forcément, je me suis ruée au cinéma pour voir le film Jackie.

Résultat ? Natalie Portman est excellente, et même bluffante. Le réalisateur parvient aisément à rendre Jackie Kennedy à la fois si proche et si insaisissable. Au-delà du drame de Dallas, « Jackie » a surtout été à mes yeux la retranscription des premières étapes d’un deuil, des adieux à un mari au destin tragique. Jackie s’interroge sur le sens de l’amour, de l’image projetée, sur Dieu, sur son rôle de mère et d’épouse. La Jackie interprétée par Natalie Portman m’a parfois émue aux larmes.

Si vous vous attendez à un biopic classique et cliché, vous serez déçues. Ici, Jackie n’est pas une héroïne de papier glacé : elle est sensible, fragile, froide et déterminée. Un portrait tout en reliefs.

Babillages

Capucine Piot est la fondatrice & l’éditrice de Babillages depuis 2007. Elle déteste faire des biographies, et encore plus parler d’elle à la 3° personne, mais il paraît qu’il fallait remplir cette case ! Si vous me suivez depuis 7 ans, vous savez qui je suis ! Si vous venez d’arriver… vous le saurez bien assez tôt.

12 commentaires.
    1. Hello Alienor, merci pour le partage de l’émission « Visite Privée que je ne connais pas. Effectivement, j’aime beaucoup l’Histoire et je suis admirative du travail de Stéphane Bern. Alors, nul doute que je vais me laisser embarquée par cette nouvelle saga :)

  1. J’ai hâte d’aller au cinéma voir Jackie, j’adore aussi cette actrice ! Elle a l’air remarquable dans ce rôle ! Merci Babillages pour le retour de cette rubrique ! Bisous

  2. Géniale cette rubrique!
    Le livre a l’air intéressant, et Jackie est sur ma liste de films à voir.
    Je viens de regarder la série « sense8 » (il n’y a qu’une saison pour l’instant), et j’ai adoré! Je vous la recommande chaudement à toutes les deux. J’ai trouvé que l’image donnée de l’humanité était assez douce.

  3. Ce concept m’avait beaucoup manqué !
    Je vais aller voir Jackie ce week-end :)
    Et puis quand j’aurai un peu de temps je regarderai ce documentaire, il m’intrigue !

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