Mon parcours pour trouver la confiance… en moi

Aaaaah… la confiance en soi ! Tout un programme…! Et surtout… le cheminement d’une vie. Je n’ai pas la prétention d’exceller en la matière, mais ces dix ans d’aventure avec et en parallèle à Babillages m’ont fait grandir. Je souhaitais vous en parler à coeur ouvert, comme j’en ai toujours eu l’habitude concernant ce genre de sujet…

J’ai réalisé cette vidéo pour vous raconter ça. Mais j’ai aussi souhaité coucher quelques mots ici, en complément. Cette vidéo a été réalisée en partenariat avec Dove, car il me semble que nous partageons bon nombre de valeurs au sujet de l’estime de soi. La marque lance depuis plusieurs années des campagnes à ce sujet, engageant les femmes à renforcer leur estime d’elles-mêmes, à s’accepter telles qu’elles sont… Personnellement j’ai toujours été très sensible à ces messages positifs et enthousiastes, j’étais plus que ravie qu’on me propose d’apporter ma pierre à l’édifice. Bonne lecture & bon visionnage !

Moi à 20 ans : confiance en moi niveau – 10 000

Lorsque j’ai ouvert Babillages, j’avais 19 ans et bon… soyons honnêtes : je n’étais pas très bien dans ma peau. Disons plutôt que je ne m’étais pas encore trouvée. J’étais hyper influençable. Je scrutais les moindres tenues des soeurs Olsen pour m’en inspirer, pour leur ressembler à tout prix (!!!)… Et puis, la série Gossip Girl a commencé et je m’étais mis en tête d’être Blair Waldorf. C’était ridicule, mais ces personnages plébiscités pour leur look ou leur attitude me rassuraient, me donnaient une certaine « caution » pour sortir de chez moi et affronter le monde.

Vraiment, je ne souhaiterais pas revivre cette époque. Avec du recul, je me rends compte que RIEN n’était fait en fonction de MOI…. mais du regard des autres. Il fallait à tout prix que je sois validée par mes proches, mes profs, mes maîtres de stage, mon mec, mes copines. Et moi, dans tout ça ? Cachée sous une couche de fond de teint, par peur de montrer mes vilains boutons…

La prise de conscience : moi aussi je suis cool, en fait !

A vingt ans, quatre trucs me complexaient vraiment beaucoup :

  • mes yeux tombants —> avec le temps, j’ai trouvé que ça me donnait un air gentil.
  • mon sourire —> un appareil dentaire et hop, le problème était réglé.
  • mes cheveux indomptables —> le lissage brésilien m’a réconciliée avec ma crinière.
  • ma petite poitrine —> j’ai décidé de prendre une décision « quand je serai grande ». Et presque dix ans plus tard, je m’en fous royalement.

En fait, j’ai choisi de « corriger » certains trucs de façon naturelle pour me donner un petit coup de pouce. Et tout ça mis bout à bout m’a permis de pouvoir me dire « je t’aime » face à un miroir le matin.

Le déclic ? Babillages, clairement. Il ne vous échappe sans doute pas que le web est un formidable espace où toutes sortes de personnes se côtoient. Celles que l’on appelle généralement « trolls » m’ont, à leur manière, beaucoup aidée. Entre mes 19 et mes 25 ans, je me suis pris des centaines de commentaires dégueulasses sur mon physiques, de la part d’inconnu(e)s. Un forum beauté avait même plusieurs topics dédiés aux blogueuses, dans lesquels certaines femmes se moquaient en permanence de mon apparence physique. J’y ai lu des horreurs, des choses à vous fendre le coeur et à vous donner envie de tout arrêter.

Tous ces trucs m’ont beaucoup tourmentée et ont ouvert une brèche que je souhaitais explorer. J’ai fini chez le psy. J’ai bossé sur moi-même. J’ai appris des milliers de trucs insoupçonnés sur moi : et des choses valorisantes en plus ! Cette thérapie m’a permis d’être fière de moi, de m’aimer pour ce que je suis, et de relativiser.
J’en suis arrivée à la conclusion que lorsqu’on se permet de faire du body bashing, c’est en fait parce qu’on n’est pas bien soi-même dans sa peau. Qu’on n’a strictement rien compris au respect des autres mais aussi de soi-même. Et surtout, qu’on a une vision extrêmement étriquée de la beauté… C’est triste, en fait.

L’envie de bienveillance

Ce cheminement m’a aidé à être bienveillante. Avec moi-même, d’abord : en sachant apprécier mes succès, en ne me blâmant pas trop pour des échecs, en m’acceptant telle que je suis. Et aussi avec les autres : depuis, que j’ai confiance en moi il ne me vient plus jamais à l’esprit de juger quelqu’un sur son physique. J’essaie de mieux écouter les autres – même si bon… je ne suis pas parfaite, parfois c’est compliqué !

Cette bienveillance se manifeste aussi par de la reconnaissance auprès de ceux qui m’accompagnent dans cette aventure. Mes parents, ma grand-mère maternelle, ma meilleure amie, toutes mes copines, mon meilleur ami, mon amoureux, certains contacts professionnels… J’écoute à présent tous leurs conseils, car ces personnes-là ne veulent que mon bien. J’en fais ce que je veux… mais au moins, j’ai écouté ! Et puis, je remercie à ma manière… Ca fait du bien, tout cet « amour » (à différents degrés, parce qu’on n’aime pas son amoureux comme on aime sa grand-mère ou on apprécie un super client ahah).

Ce que je vous souhaite

De vous trouver, évidemment.

Mais aussi de vous laisser du temps. A presque trente ans, je suis mille fois plus heureuse qu’à vingt ans. La maturité aide beaucoup, par exemple.

D’être entourées de personnes inspirantes. Mes parents et ma grand-mère maternelle sont les personnes que j’admire le plus au monde. Ils m’ont transmis des valeurs et m’ont aidée à infuser des petites doses de confiance dans mes projets.

De savoir lâcher-prise. La perfection n’existe pas.

De prendre du temps pour vous. Aaaah, l’équilibre entre vie pro et perso, dur dur hein ?! Allez, motivez-vous : trouvez au moins 3 minutes pour appliquer de la crème pour le corps et être toute douce… Ca fait du bien au moral, vous verrez !

Publi-rédactionnel

Babillages

Capucine Piot est la fondatrice & l’éditrice de Babillages depuis 2007. Elle déteste faire des biographies, et encore plus parler d’elle à la 3° personne, mais il paraît qu’il fallait remplir cette case ! Si vous me suivez depuis 7 ans, vous savez qui je suis ! Si vous venez d’arriver… vous le saurez bien assez tôt.

14 commentaires.
  1. Je suis hyper émue en lisant ton article car je m’y reconnais tellement! Je n’ai que 22 ans et le chemin vers la confiance en moi est encore mais ton parcours inspirant me donne du courage. Je lis quotidiennement ton blog (#groupie) car il regorge de conseils, d’astuces beauté mais aussi je trouve que tu dégages une vision de l’acceptation de soi, du travail, de l’entreprenariat extrêmement interessante et enrichissante! Je te souhaite que du bonheur :)

    1. Oh, merci beaucoup Aliénor, ça me touche beaucoup. Surtout de la part de quelqu’un qui contribue autant à faire vivre Babillages <3

  2. En effet, la confiance en soi n’est pas une mince affaire… C’est grâce à mon amoureux que j’ai pu prendre confiance en moi, il m’a toujours poussé à être le meilleur de moi-même que ce soit dans le domaine artistique ou personnel.
    J’ai osé coupé mes cheveux long pour du court… et je me sens femme. J’ose m’imposer. Je me sens de plus en plus à ma place et ça fait du bien ! L’entourage est vraiment important pour prendre confiance en soi. :)

  3. on a le droit de dire merci ? !
    merci pour cette belle interview sensible. Mais c’est bête maintenant on a toutes envie de te ressembler, tellement tu parais sereine et lumineuse .
    en tout cas, tu véhicules beaucoup de messages positifs et c’est tellement rafraichissant dans un monde de brutes. Oui la bienveillance envers soi et les autres me parait essentielle. Bonne route!

    1. Merci ln22 ! Détrompe-toi, je ne suis pas tout le temps sereine. J’ai une part un peu sombre (c’est mon côté Dark Vador !) qui adore râler, se prendre la tête sur plein de trucs, tout ça tout ça. Mais j’essaie d’améliorer tout ça. En tout cas, merci beaucoup pour ton message.

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