Les poils et les femmes : quand une mise au point s’impose

Il y a quelques semaines, la blogueuse Morgan Mikenas a partagé ce cliché sur les réseaux sociaux, accompagné d’un long message prônant la libre disposition de son corps. Bien avant elle, d’autres femmes plus ou moins connues, ont choisi de vivre en harmonie avec leurs poils.

Et pourtant, pas un jour ne se passe sans que l’on puisse lire sur Internet des commentaires dégradants au sujet des femmes et de leurs poils. Ce midi, lorsque j’ai partagé l’initiative de Morgan Mikenas sur la fanpage de Babillages, j’étais à des années lumière d’imaginer lire des centaines de commentaires dénigrant et prônant le body shaming sous couvert d’humour ou de liberté d’expression. J’ai commencé par répondre au cas par cas – mais c’est vite devenu compliqué – alors je me suis dit qu’un article de blog pourrait être un formidable medium pour développer ma pensée et, je l’espère, vous faire réfléchir à ces histoires de poils et de femmes.

Cet article risque d’être (très) long, mais il me semble nécessaire. Si le coeur vous dit d’échanger dans les commentaires, je vous prierais de le faire dans le respect d’autrui et sans animosité.


Pourquoi avons-nous des poils ?

En lisant certains commentaires, j’ai eu l’impression que beaucoup de monde oubliait que les poils sont naturels. Car le poil, c’est ce qui fait de vous un être adulte, c’est l’une des choses les plus évidente qui marque la puberté. Une femme avec des poils ? Eh bien… c’est naturel !

  • Les poils ont la fonction de « thermostat » : ils permettent d’auto-réguler la température de notre corps.
  • Les poils ont également la capacité de maintenir un bon niveau d’hydratation de la peau via la sécrétion de sébum au niveau des glandes sébacées. En clair, le poil est bon pour le film hydrolipidique.
  • Les poils servent aussi à conserver les odeurs. Certains scientifiques sont en désaccord à ce sujet, mais il semblerait que le poil joue un rôle dans le fait de retenir les phéromones sexuels.

femmes poilsPakola Papi

Les poils et les femmes dans le monde

Loin de moi l’idée d’enfiler mon costume de « Professeur Babillages », mais il me semblait important de passer par cette case-là pour mettre les choses en perspective. Car oui, ce sujet de poils et de femmes est bel et bien une question de perspective, de prisme. Mais pas seulement.

En réalité, le rapport aux poils n’est pas le même selon les cultures et les zones géographiques. Voici quelques exemples qui me viennent à l’esprit :

  • En Occident, les poils s’opposent au corps glabre. Le poil est ici synonyme de virilité, de masculinité. Tandis que l’absence de poils et le corps lisse sont perçus comme l’apanage de la femme.
  • Dans certains pays d’Afrique, notamment, les poils sont vus comme un vecteur d’érotisme et un véritable plus dans le jeu de séduction.

L’idée n’est pas de faire des généralités, mais simplement de vous montrer que le rapport au poil n’est pas le même selon l’endroit où l’on se trouve, ou la culture dans laquelle on baigne.

femme poilsBeing a hairy girl

Mais alors, qui a décidé que les femmes devaient raser leurs poils ?

Dans le monde occidental, la mode du « sans poil » a commencé à partir de  mai 1915, lorsque le magazine Harper’s Bazaar a publié une publicité présentant une femme aux aisselles lisses. D’autres marques ont suivi, montrant des femmes aux aisselles imberbes. A l’époque, les robes sans manche commençaient à être davantage portées et des marketeux ont alors exploité ce filon. Certaines publicités ont alors vanté les mérites de l’aisselle lisse, sous prétexte d’une hygiène irréprochable.

Pendant ce temps-là, aucun publicitaire ne semblait penser aux poils des gambettes. C’est seulement après la Seconde Guerre Mondiale que les femmes ont commencé à s’y mettre de façon massive, influencées par la pinup Betty Grable. La mode étant également aux robes et aux jupes plus courtes, les femmes ont également décidé de se débarrasser de leur pilosité.

La suite, vous la connaissez : l’image d’un corps glabre est ensuite devenu une norme en Occident, à grands renforts de publicités et d’idées véhiculées entre autre par le cinéma.

Les poils et les femmes, une histoire de sexisme ?

Le poil peut également être perçu comme une différenciation physique entre la femme et l’homme. Il n’y a qu’à se fier à beaucoup de commentaires lus sous ma parution Facebook, « les poils c’est un truc d’homme » dans l’inconscient collectif. Surtout lorsqu’on y réfléchit deux secondes : les hommes qui ont des poils peuvent les montrer sans que cela provoque de réaction de dégoût.

Cela m’amène sans transition aucune à une réflexion sur les poils au féminin et le sexisme. Car j’ai la sensation que cette histoire de poils féminins a un lien direct avec le sexisme bienveillant qui consiste à placer les femmes au rang de petites créatures si frêles qu’il faut absolument protéger. Ce sexisme bienveillant pourrait, selon moi, entrer en corrélation directe avec une espèce d’idéal de beauté (minceur nécessaire, les poils sont moches, les femmes doivent être belles).

J’ai l’intime conviction que cette haine du poil féminin est une sorte de « retour de bâton patriarcal », assaisonné de sexisme bienveillant. A l’époque où les femmes d’Occident ont gagné de plus en plus de droits, on leur aurait donc imposé une vision de la beauté pleine de diktats, d’interdits et d’obligations. Une espèce de contre-avancée du droit des femmes, en quelque sorte…

Vous allez me dire : « mais enfin Capucine, tu vas hyper loin. On est libres ». Bien sûr que je suis libre, en soi. Mais… j’ai la désagréable sensation que l’égalité hommes / femmes n’est pas la même en matière de beauté. Et qu’en ce qui concerne les femmes, on est finalement dans une vision plus « oppressive » :

  • Un homme qui se lave est perçu comme quelqu’un de propre. Tandis qu’une femme qui se lave mais ne fait pas davantage est considérée comme quelqu’un qui fait preuve de laisser-aller.
  • Par extension, un homme beau l’est par nature. Tandis qu’une femme belle peut l’être parfois à condition d’envisager des efforts.
  • Et pour les poils, alors ? Les poils masculins sont virils. Une femme ferait mieux de les retirer. La boucle est bouclée.

Le constat le plus effarant que j’ai pu faire à la lecture des quelques 600 commentaires postés sous mon post Facebook est que la vision sexiste de la beauté oppressive est largement partagée par des femmes.

Non, les poils ne sont pas sales

Décidément, les publicitaires des années 1910’s sont de brillants génies. Plus d’un siècle plus tard, en passant le relais aux nouvelles générations de marketeux, ils ont réussi à ancrer ce préjugé dans la tête de millions de femmes :

Préjugé numéro 1
poils = sale, manque d’hygiène

Je ne compte pas le nombre de commentaires ahurissants lus à ce sujet sous mon post Facebook de ce midi. C’est probablement le commentaire qui m’a le plus dérangée, car pour moi cela relève d’une méconnaissance évidente de la fonction du poil (expliquée plus haut) mais aussi de la notion d’hygiène. Cette théorie hygiéniste est archi-fausse : retirez-la de votre tête.

Non, nous ne sommes pas toutes égales face à la pilosité

J’ai également été pas mal interpellée par plusieurs commentaires arguant que la photo de Morgan Mikenas était « un fake », et que de toute façon c’est impossible d’avoir autant de poils. Pour moi, c’est simple :

  • envisager qu’une femme qui montre sa pilosité est « un fake », c’est la nier dans sa globalité.
  • C’est ne pas la respecter.
  • C’est ne pas envisager qu’une femme a des poils.
  • C’est ne pas envisager la diversité de l’humanité : nous sommes tous différents.
  • C’est ne pas respecter le droit à disposer de son propre corps.

Non, les poils ne sont pas moches en soi. C’est une question de point de vue

Ma maman m’a toujours appris à dire « je n’aime pas » au lieu de « c’est moche / c’est dégoûtant ». Et je pense qu’elle avait bien raison : car cela me place comme sujet à part entière, comme acteur. J’engage mon point de vue, et ce point de vue n’engage que moi. Sans pour autant être une généralité. Car une fois encore, la beauté des poils est une question de point de vue comme nous avons pu le voir plus haut.

Non, une femme à poils n’a pas à subir de body shaming

J’imagine que lorsque Morgan Mikenas a posté sa photo, elle savait ce à quoi elle s’exposait. Mais l’a t-elle mérité pour autant ? Non.

  • Car une femme est libre de disposer de son corps comme elle le souhaite.
  • Car une femme n’a pas à être dénigrée sur la base de critères physiques.

Le body shaming consiste à critiquer, rabaisser voire humilier quelqu’un à cause de l’un de ses attributs physiques. Le body shaming, c’est affirmer que la personne qui s’assume devrait avoir honte de s’habiller ainsi car elle a des rondeurs ou des kilos post-partum soit-disant à perdre. Le body shaming, c’est véhiculer de façon insidieuse ou violente une vision d’un corps unique, uniforme et idéalisé. Et oui, le body shaming, c’est aussi partager des propos dénigrants la présence de poils sur le corps d’une femme.

J’ai pu lire des blagues potaches façon « ah ah, la fille ressemble à Chewbacca ». Personnellement, ça ne m’a pas fait rire. Parce que derrière la boutade se cache une vision d’un corps idéal et parfait, peut-être même aseptisé. Parce que derrière la boutade se cache une volonté de pointer du doigt une autre femme qui fait le choix de s’accepter et d’envisager vivre sa vie comme elle l’entend.

Les poils et les femmes, c’est aussi une histoire d’acceptation de son corps

En fait, je suis intimement convaincue que la liberté numéro 1 chez une femme, c’est de pouvoir disposer de son corps comme elle l’entend. Et que personne ne peut s’octroyer le droit de dire quoi que ce soit à son sujet.

Une femme a envie de s’épiler ? Qu’elle le fasse. Une femme a envie de vivre en harmonie avec sa pilosité ? Qu’elle le fasse. Certaines ont suggéré dans les commentaires Facebook que la démarche de Morgan Mikenas était « incohérente » car elle ne se rasait pas les jambes tout en s’épilant les sourcils. Eh bien ? Quoi ? Une fois encore, elle dispose de son corps comme elle l’entend, qu’elle fasse ce qu’elle veut !

coloration aisselles
Comment peut-on écrire un si gros pavé sur les poils et les femmes quand on est éditrice de Babillages ?

Cette question ne m’a pas encore été posée mais… j’imagine qu’elle arrivera à un moment ou à un autre. Autant l’anticiper et y répondre dès maintenant dans de gros pavé article. Babillages est un blogzine beauté qui traite de la beauté au féminin depuis 10 ans (j’ai ouvert mon blog à 19 ans, j’en ai presque 30 aujourd’hui).

Si lorsque j’étais jeune j’avais une vision très arrêtée sur les poils, je suis aujourd’hui très ouverte d’esprit à leur sujet. Sans doute car j’ai moi aussi grandi, j’ai lu des ouvrages à ce sujet, je me suis renseignée… Bref, j’ai « fait mon éducation » au sujet de ces fameux poils. Et j’ai appris à ne pas les détester. Mais plutôt à les envisager comme quelque chose avec lequel je vis, au gré de mes envies et de mes idées.

Par exemple, je fais de l’épilation laser au niveau du maillot et des aisselles pour mon propre confort. Le reste du temps, je vivote entre épilation / rasage des jambes et aucune pratique d’arrache de poils. Il y a des zones de mon corps poilues qui ne correspondent en aucun cas à l’idée que beaucoup de gens fermés d’esprit se font de la féminité : je n’y touche pas, je m’en fiche royalement, je m’accepte et m’aime ainsi.

Il m’arrive ici de travailler avec des marques de rasage ou d’épilation, car ce sont des pratiques auxquelles j’ai recours. Mais sans pour autant envisager que c’est une nécessité absolue, ou même vous forcer à y avoir recours vous aussi (vous disposez de votre libre-arbitre, vous n’avez pas le couteau sous la gorge en lisant Babillages).

En fait, j’envisage Babillages comme un média prônant l’acceptation de soi, comme un journal via lequel je vous fais part de mon ressenti et de mes expériences depuis 10 ans. J’y vais à tâtons, je me trompe parfois, mais l’hypocrisie n’est jamais au rendez-vous.
Car par exemple en matière de poils, je suis convaincue que nous sommes libres de faire ce que l’on veut. Que l’on est libres de disposer des infos à ce sujet publiées sur Babillages comme on l’entend. Que l’on est libres avec notre corps, en fait. Tout simplement.

Pourquoi votre avis sur les poils non épilés peut être dérangeant ?

Je comprends l’idée de liberté d’expression, de donner son avis. Mais bon sang, les commentaires du type « moi je n’aime pas parce que je trouve ça laid, mais ça n’engage que moi » ne font rien avancer.

A mon sens, si vous partager cela en le martelant, c’est une forme de militantisme dissimulé. C’est parce que vous voulez être entendu(e), faire passer le message que « les poils c’est sale, mais ça n’engage que moi »…. et que tout de même, Morgan Mikenas aurait pu raser ses fichus poils pour que ça puisse vous plaire. Ou au pire, c’est juste blessant.

 

 

 

Babillages

Capucine Piot est la fondatrice & l’éditrice de Babillages depuis 2007. Elle déteste faire des biographies, et encore plus parler d’elle à la 3° personne, mais il paraît qu’il fallait remplir cette case ! Si vous me suivez depuis 7 ans, vous savez qui je suis ! Si vous venez d’arriver… vous le saurez bien assez tôt.

56 commentaires.
  1. Merci pour ce super article!!! Je suis 1000 fois d’accord avec toi! <3
    Respect total pour toutes les femmes qui osent (parce que oui, je pense que ca demande beaucoup de courage et de conviction) garder leurs poils au naturel! Chapeau!

  2. Bravo Capucine et merci pour cet article plein de bon sens!
    Je suis totalement d’accord avec toi, mais ce que je trouve le plus hallucinant c’est que désormais les hommes aussi se trouvent confronté aux diktats de l’élimination des poils.
    Bises

  3. Article très intéressant !
    Personnellement, je suis d’accord, les gens font ce qu’ils veulent de leur corps. Et je cois pas en quoi on a le droit de critiquer juger les gens dès que 3 poils dépassent (j’avais été d’ailleurs horriblement choquée que mon ex petit ami aie pu me critiquer et me demander d’épiler les deux malheureux poils qui se battaient en duel sur mon ventre……)
    En plus, je trouve que ces filles sont très courageuses de s’exposer ainsi dans une société où les poils ne sont pas du tout accepter. Je n’ai pas le courage d’assumer et je préfère m’épiler mais je pense que c’est grâce à ce genre de filles que les choses finiront peut-être par changer. Alors au lieu de les critiquer, il faut les encourager et les admirer d’assumer leurs engagements.

  4. Moi j’ai pas osé le dire j’ai vu le commentaire par rapport a Chewbacca, mais j’ai exactement la mm pilosité que cette blogueuse au naturel .J’ai était atterré et vraiment gêné et vraiment déçu par beaucoup de commentaire ! Comment peut on traiter une personne de la sorte juste pour des poils!!!! Quelle honte en 2017, quelle honte tout court d’ailleurs, pour des femmes de dire des choses si horrible et pleines de méchanceté alors qu’a la base on est toutes pareilles …. Vive la tolérance! Ça vole bien bas pour certaines , dommage alors qu’on devrait être toutes solidaires … Vraiment dommage aussi d’avoir eu a faire une mise au point , très bien faites par ailleurs, pour …,des poils!! … Encore merci Capucine pour ce bel article qui j’espère a pu remettre les choses et les idées au clairs à certaines et certains …. Désolé si c’est pas trop bien écris mais j’ai écris les choses comme je les pense…. Bonsoir pileux a tous ????

    1. Mille mercis à toi pour ton commentaire très juste, dont je partage totalement l’idée et les principes.

  5. Comme je l’ai dit précédemment sur fb chacun fait ce qu’il veut question de respect de culture … moi je ne suis pas fan mais j’ai la chance de ne pas être très poilue???? Et puis voilà ! Et puis c’est que des poils ????

  6. Merci pour cet article. Merci merci merci. C’est tellement rare de voir de la tolérance pour les poils féminins !
    Je suis moi-même très brune avec une pilosité assez abondante, et j’ai été élevée avec l’idée que « les poils, c’est sale et pas élégant ». Il y a peu, alors que je suis bien majeure et vaccinée, j’ai mentionné à ma mère ma flemme de m’épiler à nouveau avec le retour du beau temps. Elle m’a rétorqué que ne pas le faire ne serait pas très respectueux vis-à-vis de mon homme… Ai-je besoin d’en dire plus ?
    Cette vision du corps m’empêche d’assumer mes poils, et c’est parfois difficile au quotidien, car je me retrouve à ne pas oser les crop top à cause de la fine ligne de poils sous mon nombril, ou à sortir en pantalon sous un soleil d’enfer parce que j’ai un millimètre de poils sur les jambes. Et je ne vous parle même pas des maillots de bain, un vrai casse-tête tous les étés et tellement de temps à m’assurer que rien ne dépassera sur la plage… Dès que je suis hors de l’eau, je me planque sous des vêtements pour ne rien laisser voir. Dur de se sentir féminine quand on a été élevée avec de telles idées, mais c’est encore plus dur de s’en détacher. J’y travaille tranquillement, je suis sortie sans m’être épilé les cuisses il y a peu, une petite victoire !
    Merci en tout cas pour cet article qui fait du bien au moral (et aux poils) :)

    1. Je t’en prie Anna ! L’essentiel est de vivre en harmonie avec son corps et ses idées. Tu es ok avec le fait de ne pas t’épiler ? Super ! Tu as envie de t’épiler ? Super ! La tolérance, quoi :)

  7. Bonsoir Capucine je te suis via facebook je trouve très bien cet article et très triste que des filles puissent être aussi odieuses envers les choix des autres…Ce qu’elles ignorent c’ est que des filles ont justement la vie parfois gâchée à cause de telle remarques au quotidien… je parle de l’hirsutisme dût à des problèmes hormonaux traitements ou autres…il faut qu’elle sachent que n’importe qui peut être touchée du jour au lendemain…C est une bataille de tous les jours pour de devoir cacher , s epiler , traiter aux lasers certaines zones de leurs corps ou prendre des hormones pour vivre un peu plus normalement…je trouve formidable cette démarche d’exposer sont corps non épilé et montrer que finalement hirsute ou pas on n’est pas si différentes les unes des autres….et pourquoi pas mieux vivre avec cette pilosité parfois trop abondante.
    Bravo Capucine

    1. Exactement, Grem’S ! Car au-delà d’une « simple » histoire de poils, c’est le fait d’attaquer le corps d’autrui qui est très gênant. Le manque de respect d’autrui et de la liberté à disposer de son propre corps me pose problème. Et il me semblait nécessaire d’en parler ici, posément, à ma manière. Merci pour le temps que tu as pris pour nous :)

  8. Il y a quelque chose que je trouve que les gens ont tendance a oublier : C’est le temps et les thunes que ca prend, l’epilation, Effectivement on n’est pas toutes egales face a la pilosite, et perso j’ai pas tire le bon numero ^^ ». Je suis poilue et mes poils repoussent tres tres vite. Si je m’epile moi-meme, j’en ai pour deux heures minimum pour maillot, jambes entiers, aisselles. Le rasoir, insupportable pour ma peau sensible. Donc c’est epilation ou rien. 10euros le pot de cire qui me fait une epilation et demie. 60euros l’epilateur milieu de gamme. qui dure un an (voire moins), 43 euros si je fais faire ca chez l’estheticienne (45min sur la table pour pouvoir porter des jupers pendant a peine deux semaines). J’ai fait des etudes qui prennent du temps : classe prepa, ecole d’ingenieur, et actuellement en these. Quand j’etais en prepa, on avait la possibilite de faire deux heures de sport hebdomadaire, le vendredi apres-midi. On avait le choix : piscine ou … piscine. En deux ans de prepa, on ne nous a propose que de la natation. Ca veut dire deux heures d’epilation pour deux heures de sport quand on est une fille. En prepa, ca veut dire sport reserve aux mecs, ou aux filles avec plus de chance que moi, ou qui s’assument plus. Apres des annees a essayer de trouver un moment entre deux kholles/concours/partielles/conferences/correction d’examens ou de projets, et autres moment de rush sympas, j’ai decide de porter des manches longues et des pantalons en lin en ete. Mon copain s’en fout, donc ca va, Les peu de fois ou je m’epile, dans mon couple, c’est un peu la fete, comme quand on se fait particulierement belle pour une soiree en amoureux. Envieuse des nenettes qui s’affichent sur le net avec leurs guibolent au naturel, sans pour autant trouver cela beau, j’attends qu’un seul truc : la fin des commentaires moqueurs et blessants, le fait que les poils soient passes dans les moeurs. Peut etre que j’arreterais d’avori chaud en ete, que je pourrais prendre deux heures pour lire des bouquins plutot que pour m’arracher les poils, m’acheter des trucs qui me font plaisir plutot que de la cire ou une session estheticienne, et peut etre que je finirais par trouver ca beau.

    1. Bonjour Lulu, comme toi j’ai été particulièrement étonnée (voire choquée, soyons honnêtes…) par les commentaires moqueurs et blessants postés sous la photo initiale. Et malgré la « mise au point » ça continue… preuve que beaucoup, en fait, manquent d’ouverture d’esprit et de bienveillance. C’est très triste.

    1. C’est important de se sentir à l’aise avec son corps, d’en disposer comme bon nous semble… avec ou sans poils :)

  9. Je trouve les gens très méchants sur internet,et le toujours » pour ou contre »chacun fait comme il veut,le plus important c est d être heureux et bien dans son corps,très bien ton article,merci

    1. Oui, malheureusement Internet reste un défouloir pour beaucoup… et souvent le territoire d’expression de la bêtise à son paroxysme.

  10. Je n’ai pas vu l’article de base ni commenté mais je me permet juste un avis. Pour la photos de Morgan Mikenas je suis la 1ère à avoir douté ( sans pour autant crier au fake parce que bon, pourquoi ferait-elle ça si ce n’était pas vrai ? ), parce que je trouve impressionnante sa pilosité. On dirait les jambes de mon mec et moi même en les laissant pousser des semaines / mois je n’en suis jamais arrivée à ce point, pourtant je me trouve super poilue.
    Comme quoi c’est aussi une question d’habitude et que dès le départ on est vraiment conditionnés c’est fou ça !
    Moi je la respecte franchement parce que je n’y arriverais pas ( enfin pas jusqu’à ce point ), je manque déjà cruellement de confiance en moi.

    1. Exactement, c’est « juste » parce que nous sommes habitué(e)s à être exposé(e)s à des corps glabres et à une vision « parfaite » (pour qui ?…) et malheureusement unique de la beauté.

  11. Bien vu Capucine, je suis un homme de 53 ans et depuis quelques semaines, après avoir regardé une émission télé sur l’esthétique masculine, je pose des bandes de cire froide sur mon torse, mon ventre et mon dos, qu’elle torture! Même s’il est vrai que nous sommes plus douillets que vous, je comprends la douleur sur vos jambes! Bien à vous, Pascal.

  12. Bonjour Capucine ! Un grand MERCI pour cet article ! Juste un petit bémol, pour moi les mots « sexisme » et « bienveillant » n’ont rien à faire ensemble, ils sont totalement opposés…

  13. Merci Capucine pour cet article !

    Ça ne fait pas de mal de le redire de temps en temps : oui, on fait ce qu’on veut avec notre corps, donc avec nos poils :)
    J’en profite pour dire que j’adore ton blog, que j’ai découvert par hasard il y a peu et que je dévore depuis ! L’un des aspects qui me plaît le plus est justement le sentiment que tu as un regard critique sur les tendances et la diversité des corps, tu ne te rues pas sur un produit juste parce qu’il est à la mode et tu ne prônes pas telle ou telle pratique juste parce que Machin a lancé la mode sur Instagram…
    Bref, merci pour ce blog plein de tolérance et d’acceptation de soi, c’est toujours un plaisir de te lire ;)

    1. Merci beaucoup Sophie. Bon, je t’avoue qu’en ce qui concerne les palettes Naked Urban Decay, je suis parfois (souvent ?) un bon mouton… mais bon, on a chacun nos petits défauts :p

  14. Merci Capucine, cela fait plaisir de voir quelqu’un qui n’est pas là à poster des choses idiotes. Cette femme a eu un grand courage que je n’aurai jamais, et je la félicite. Merci à toi d’avoir fait comprendre les choses en douceur à ces gens fermés d’esprits qui ont commenté ta publication.

    1. J’ai essayé… mais au vu des commentaires qui continuent à affluer sous la publication initiale, je me dis que ça n’est pas gagné. Je comprends que le choix de l’une puisse être à des années lumières du choix de l’autre. Mais je ne comprends pas que l’on ne respecte pas autrui, que l’on se moque…

  15. Merci Merci Merci Capucine !!!

    Voir autant de commentaires blessants/haineux/dénigrants sous ta publication d’hier m’a choquée et mise en colère !
    Il y a un manque de bienveillance énorme dans tout ça et c’est vraiment dommage…
    Je trouve aberrant, par exemple, que certain(e)s lui reprochent de ne pas aller jusqu’au bout de sa démarche parce qu’elle a fait le choix de ne pas s’épiler ou se raser les jambes alors qu’elle s’épile les sourcils, c’est justement parce qu’elle fait ce qu’elle veut de son corps, j’ai trouvé la comparaison et la critique d’une bêtise absolue.

    En tout cas je trouve ta réponse bien à propos, juste et encore Merci à toi et aux personnes qui savent respecter les choix d’autrui et être bienveillants dans leur commentaires, ça rassure un peu et réconforte :)

  16. Merci pour cet article ! J’ai été choquée par le caractère parfois presque haineux des commentaires sur FB…
    J’ai de plus en plus le sentiment que cette pratique du » body shaming » n’est jamais que l’écho d’une forme d’intolérance beaucoup plus large : comme si un grand nombre de personnes n’avait plus envie de se confronter à la différence, qu’elle soit physique, intellectuelle, culturelle… La pratique consistant à dire « je déteste »/ »je n’y crois pas »/ »c’est faux parce que je ne pense pas comme ça » est devenue très courante, en particulier sur les réseaux sociaux et a remplacé l’attitude logique qui consiste à argumenter poliment quand on n’est pas d’accord avec quelque chose et à envisager le point de vue de l’autre…

  17. Je réédite mon commentaire FB :
    Je ne comprends pas en quoi c’est « mal » d’avoir des poils ? Je trouve ça super que les star suivent le chemins du « non rasage ». Au moins, je complexe moins d’avoir des poils. Car oui, je préfère avoir des poils que d’être « nue ». Et je le vis plutôt bien. Plus jamais je ne me raserais pour plaire à autrui. Je ne complexerais plus car les femmes sont belles naturellement. Je m’aime ainsi et puis voilà. En plus, les poils sont là pour l’hygiène naturelle du corps. D’autant plus, au plus t’épileras/raseras, au plus ta peau seras sensible. Bref, je soutiens cette initiative. <3 <3 <3

    ( P.S.: Je me suis raser que 2 fois dans ma vie, et plus jamais, je me sentais pas à l'aise. Et pourquoi ? Pour plaire aux autres. Je ne me suis plus raser depuis, et mes poils sont devenu plus soyeux et moins foncer que lors de la repousse de ceux-ci. Limite, mes poils de jambes sont devenu du duvet. )

  18. Chapeau à Morgan Mikenas pour s’afficher non-épilée, sachant le body-shaming qui s’en suivra. Chapeau à toi pour répondre aux commentaires insultants/haineux/moqueurs sans te départir de ton calme.

    Je passerais sur les idiots qui la comparent à Chewbacca ou qui taguent leurs amis pour pouvoir se moquer d’elle. Ils me semblent irrécupérables dans leur bêtise. Là ou j’ai été très surprise, c,est que ce sont en grande majorité des filles / jeunes femmes (ton lectorat principal, donc évidemment), qui osent dire que oui, la blogueuse fait bien ce qu’elle veut de son corps, ‘mais quand même moi ça me dégoute. Oui je m’épile, mais c’est pas confort, c’est pas parce que c’est un diktat’. Mais bien sûr. On a quasi toutes commencé vers 12-13 ans je pense parce que les copines, la grande sœur, la cousine, etc, s’épilaient. On continue parce que ‘sinon c’est moche, et puis mon mec il aime pas les poils’. D’où c’est sale ? De nul part. D’où c’est moche ? De l’entourage, des pubs pour crème hydratante avec des gambettes imberbes. Parce que si tu laisses pousser tes copines se moqueront de toi et tu ferais pareil. On est toutes dans le même moule du ‘une femme c’est sans poil, un homme c’est avec’, et les rares qui osent laisser pousser sont des Chewbacca en puissance. Que c’est triste.

    Sur la photo je vois une femme heureuse, c’est tout ce qui compte. (Et je précise que j’ai 34 ans, je dois le préciser j’ai l’impression)

    Belle journée !

  19. Merci Capucine pour cet article plein de bon sens, de tolérance et d’ouverture d’esprit.
    En ce qui me concerne, je pense sincérement que chacune est libre de faire ce qu’elle veut avec ou sans ses poils. Je hais le body shaming…. C’est irrespectueux, malsain et douloureux pour celles d’entre nous qui en sont victimes….
    Perso, la nature m’a gentiment pourvu du type méditerrannéen au niveau de la pilosité….Merci Mère Nature…. Donc en résumé, brune avec des poils bien fournis, noirs et drus mais tout ça sur une jolie peau claire :-( et en plus quelques « rondeurs » inappropriées et tout à fait disgracieuses selon certains…..
    J’aimerais avoir le courage de Morgan Mikenas mais j’en suis loin…. J’en suis toujours au stade « Beurk, les poils c’est sale et c’est moche » et j’aimerai arriver à me defaire de cette sensation de devoir toujours etre « impeccable ».
    C’est contraignant, ça prend du temps et tout ça juste pour éviter les commentaires et les regards horrifiés….
    J’ai beau haïr le body shaming et m’en sentir victime quelques fois, je n’ai pas la force de resister à la voix du plus grand nombre…. Alors je me plie aux différents diktats émis par ce plus grand nombre : pas de poils, en permanence au régime pour essayer d’avoir un poids « acceptable », toujours maquillée et coiffée nickel…. Je n’ai pas toujours le courage, l’énergie et la motivation pour être au « top »….

    Alors encore une fois merci Capucine pour ta mise au point,….

  20. Un grand pour ce « pavé » plein de bon sens ça fait du bien de voir que des revues beauté sur internet ne prônent pas que le maquillage, l’épilation, et les modes de vies « healthy ».

    Merci de nous faire partager des news beauté et des articles bien être non culpabilisants !
    C’est à mon sens le vrai féminisme, être tolérant(e)s et ne pas s’enfermer dans des modes, des carcans, pourvu que l’on se sente bien !

    Je m’intéresse beaucoup aux news beauté etc, bien que je ne me considère pas comme étant une « beauty addict ». Je ne me maquille pas des masse, mais je prends soin de moi pour me sentir bien, et c’est le principe même des produits beauté. Je peux sortir de chez moi sans maquillage, je passe l’hiver avec du poil aux jambes et je ne m’en porte pas plus mal… Il m’arrive même « d’oublier » de me raser les jambes l’été… Et alors ?
    Et c’est pour cela que je trouve agréable de te lire, jamais je n’ai lu un article qui m’a fait me sentir moche, grosse ou pas assez ceci…

    Au final, bon nombre de blogs beautés sont accès sur le bien-être et l’acceptation de soi, et nous montrent des photos et messages culpabilisants. Pareil pour la télé, les magazines etc…

    Pour ma part, je selectionne ce que je lis et j’ai arrêté de suivre sur les réseaux sociaux ce genre de lecture, qui me faisaient plus complexer sur mon poids, ma manière de vivre (je suis une bonne vivante) et sur mon apparence plutôt que de me rendre heureuse et bien dans mes pompes !

    Quant à ceux qui prennent du temps pour critiquer de manière peu constructive, tant pis pour eux s’ils ont du temps à perdre de cette manière, (c’est quand même affligeant mais bon…)

  21. Merci pour cet article Capucine ! L’acceptation de soi est déjà si compliquée, alors à quoi bon agir de la sorte avec ceux qui y parviennent? C’était très intéressant et je partage ton point de vue. Si on veut s’épiler, on le fait, si on ne veut pas, on ne fait pas. L’essentiel est d’être en accord avec soi même ! Un peu plus de tolérance et de bienveillance ne fait pas de mal, nous devons tous y penser :)

  22. Coucou les filles.
    Je suis d’accord avec Morgan Mikenas, je le comprends très bien parce que je suis comme elle. Je ne rase pas tout le temps parce que c’est fatigant. Contrairement à elle, je cache mes poils avec les pantalons, les collants… En tout cas, merci beaucoup pour votre article Capucine, malheureusement on vivre dans un monde cruel où les gens ne respectent pas les autres, le choix personnel de ses vies. Gros merci.

  23. Je suis pas d’accord. Ce ne sont pas que les femmes qui ont des obligations de présentation. En vérité les critères sont bien plus exigeants pour les hommes. Le regard des autres est le baromètre de la beauté.

  24. D’accord à 1000 %.
    La détestation de mes poils, à la limite de ce qu’on peut appeler hirsutisme (mais n’est-ce pas une notion à éventuellement redéfinir?) m’ont fait prendre de l’androcur pendant trois ans. J’ai perdu, disons, 20 % de mes poils, mais au prix d’effets indésirables pénibles dont je vais sans doute payer le prix quelques temps.
    Assumer, c’est se reconnecter intimement avec son corps, tout en le plaçant dans l’espace public, je suis en plein dans ce travail.
    Ton article est nécessaire. Merci.

  25. Bonjour, j’ai trouvé votre article très interessant.
    Je ne pense pas que cela soit uniquement une question de sexisme.
    Ce que vous avez décrit s’appel, en psychologie sociale,  » les représentations collectives » et là est la clef.
    Je m’explique: comme vous l’avez souligné, le facteur culturel joue enormément. En afrique sub-saharienne par exemple, les dents noires sont LE facteur beauté par excellence.

    Je suis une jeune femme de 21 ans, et pour tout dire, je ne suis jamais allée chez l’esthéticienne, je n’ai jamais mis de fond de teint etc. Pourtant, mes parents m’ont élevé avec cette idée de  » fille  » que je devais etre, sans pour autant m’obliger a quoi que ce soit. Pourtant, je me rase quand j’en ai envi, et personne ne m’a jamais fait de remarque.
    Le fait est que ces filles, et vous, partagez tout ceci sur Internet, c’est a dire publiquement, aux yeux de beaucoup plus de gens que IRL.
    Je trouve votre démarche super, car elle fait s’habituer a la vue des poils sur les femmes. Mais vous etes sur internet, et donc des millions de personnes, bien protégées derrière leur ordinateur n’attendent que ca.
    Ce n’est pas qu’une question de sexisme car sur les réseaux sociaux, TOUT est pretexte a etre dégradé, humilié.

    C’est un petit peu triste a dire ( et je vous le redis, c’est formidable ce que vous faites car vous changez peu a peu les représentations collectives, et ca, c’est chouette, et VRAIMENT efficace.) mais internet = la fausse aux lions.

    La ou je veux en venir, c’est que pour s’assumer, il n’y a pas besoin d’internet. Et internet est le monde des gens malheureux et déconnectés.
    Alors non, ces filles, vous, moi, ne méritont pas ca.
    Mais je vous assure que dehors, dans la vrai vie, personne ( a part une bande de caïde des bac à sables, ou des gens surement trop avinés ) ne vous diront quoi que ce soit.

    Le mieux reste de répondre avec le sourir, car pour faire taire les trolls, le mieux reste de les ignorés.

    Voila ou je voulais en venir: ce que vous faites est top, mais vous devriez changer vos formulations de phrase, car, a moins que mon interpretation soit biaisée, cela fait un peu  » pleurnicheuse ( l’emploie de ce terme est volontaire, vous comprendrez)

    Assumons en tant que femme, assumons avec le sourire, sans agressivité, sans amertume, et avec une petite pointe de  » professeur babillage  » car oui, nous pouvons nous éduquer.

    Milles excuses pour le pavé, bonne journée a vous

  26. Merci pour ce super article. Je suis à 10 0000 % d’accord avec toi.Chacun est libre de faire ce qu’il veut, sans être tout de suite jugée .Si on a envie de s’en débarrasser, (ça c’est la fille qui vient de faire sa 1ere séance d’épilation des aisselles à la lumières pulsée haha), ou de ne pas s’épiler. Je trouve bien de cette blogueuse de l’avoir fait. Dès qu’on sort des sentiers battus, en France, on se fait critiquer. Et il y a aussi le cas des femmes qui ne peuvent pas s’épiler par raison médicale. Par exemple, ma mère qui avait une leucémie ne pouvait le faire, par risque de saignements (c’est de temps en temps les infirmières qui lui faisait avec de la crème et avec précaution).

  27. Très bon article…merci de mettre les choses au point..
    Cependant dans l’histoire je pense que rasage et épilation ont été prônés avant 1915. Les Romains (nes) utilisaient des pierres ponces pour s’épiler. ( ça fait mal.)
    Dans les tableaux de Boucher (et autres) les jeunes femmes sont toujours parfaitement lisses… Au fond, seul l' »l origine du monde » montre un sexe féminin au naturel.
    Qu’en penser? Quelles étaient les coutumes?

  28. Merci pour cet excellent article qui a le mérite de mettre les choses au clair !
    Personnellement je suis choquée par la haine des commentaires sur cette publication, surtout quand on voit que ce sont des femmes qui les écrivent, je me dis que le chemin vers le respect et la liberté de faire ce qu’on veut de son corps est encore très long !
    Je ne vais pas mentir, les poils sur les jambes des femmes, je trouve ça moche. Mais que les choses soient claires :
    1. C’est mon opinion, je vois pas pourquoi cette femme devrait s’y soumettre si elle n’en a pas envie.
    2. Je suis consciente que si je pense ça c’est surtout parce qu’on m’a bien pourri le cerveau depuis toute petite d’images de femmes sans poils à la peau parfaite. Si on m’avait montré des photos de femmes à l’état naturel, je suis sûre que je trouverais ça juste normale.
    Bref, ce qui m’énerve dans les réactions, c’est le fait que ces femmes ne prennent pas le temps de réfléchir, de se remettre en question et de ses demander « mais au fait pourquoi je m’épile? », « Pourquoi les poils c’est sexy chez les hommes et pas chez moi? ». Bref elles ne réfléchissent pas et leurs réflexions volent très bas …

  29. bonjour Capucine, je viens de lire votre article et je vous applaudis des 2 mains; + ça serait un peu dur, je n’ai que 2 mains !!!!! je suis tout à fait d’accord avec vous sur la présence de poils ou pas. je trouve qu’une femme avec des poils sur sa féminité est beaucoup plus attirante et désirable qu’une femme lisse comme une enfant. Et cela n’engage que moi, naturellement.
    je vous souhaite une très longue route pour votre blog. Recevez toutes les amitiés d’un grand amateur de poils; surtout les pubiens.

  30. Perso je me suis surtout demander morgan n avait pas un dereglement hormonal pour avoir autant de poil .
    Je serais curieuse d avoir l avis d un dermato et andocrino .
    Parcqu elle en a quand meme enormement sur les cuisses .
    Apres non personne ne merite de s en prendre plein la tronche pour une histoire de poils

  31. Sous la Rome Antique les hommes se devaient d’être épilés, l’épilation est très ancienne . Les femmes appliquaient du blanc de Céruse pour avoir un teint laiteux ou de la mûre écrasée sur les lèvres .
    Les diktats de la beauté ont toujours existé dans notre civilisation ( Rome c’est nous ! )
    Ensuite oui complètement d’accord il s’agit de sexisme, d’hygiénisme à sens unique . Les poils ont une fonction, vouloir être imberbe relève du malsain . Ayant vécu en Allemagne il y a longtemps je me souviens des femmes qui ne s’épilaient pas. Personnellement je ne fais pas une obsession sur mes poils même si j’ai un épilateur à la cire pour le visage ( avec le makeup c’est quand même mieux ). Bref, c’est un problème qui n’en est pas un ( de pays riches et gâtés ) ça ne m’étonne pas que des gens haineux se déchaînent sur les réseaux sociaux, je suppose que ça canalise leur violence ordinaire ,

  32. Merci, tout simplement.
    Je suis fière de continuer à suivre ton blog depuis tant d’années, ce genre d’article est tellement important.
    Vive l’acceptation de soi, et des autres même s’il reste du chemin à faire pour certains !
    Bonne continuation.
    Natacha

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