Voici les cosmétiques interdits dès le 1er janvier 2018

Les gommages visage et corps ont été pointés du doigt dans la Loi Biodiversité. Et cela doit changer d’ici le 1er janvier 2018.

Il reste un peu moins de trois mois pour que les marques et les distributeurs ajustent leur offre de gommages visage et corps. Car la Loi Biodiversité est claire : les particules de plastique contenues dans ces produits devront être définitivement supprimées.

microbilles gommages visage
Des gommages visage et corps… au plastique ?!

Vous ne le savez probablement pas, mais bon nombre de marques proposent aujourd’hui des gommages visage et corps contenant… des microbilles de plastique ou du plastique liquide. Mais pourquoi donc ? Tout simplement car ce sont des matières peu dégradables et nocives pour l’environnement.

Le circuit d’une microbille de plastique 
Vous utilisez votre tout nouveau gommage, puis vous le rincez dans la salle de bains, au-dessus du lavabo. Problème, les microbilles de plastique qu’il contient vont alors dans le siphon de votre lavabo, puis s’évacuent avec les eaux usées. Ces microbilles sont tellement petites qu’elles passent entre les mailles du filet des stations d’épuration qui ne parviennent pas à les éliminer et les traiter correctement. Alors, les microbilles continuent leur périple et sont ensuite ingérées entre autre par les poissons.

A quoi servent ces microbilles de plastique ? 
Généralement en polyéthylène, ces fameuses microbilles ont la formidable capacité de gommer la peau en douceur. Leur texture les fait glisser sur la peau pour enlever les petites cellules mortes, sans pour antant la décaper.

Remplacer le plastique dans les gommages visage/corps

La loi biodiversité n°2016-1087 du 8 août 2016 est très claire à ce sujet. Elle précise : « au plus tard le 1er janvier 2018, il est mis fin à la mise sur le marché de produits cosmétiques rincés à usage d’exfoliation ou de nettoyage comportant des particules plastiques solides ».

Mais alors, par quoi les remplacer ? 
L’alternative existe déjà depuis toujours, mais certaines marques ne se tournaient pas vers elle pour de multiples raisons : sensation moins uniforme sur la peau, sensation moins douce également, etc. Mais aussi soyons réalistes : les microbilles de plastique sont faciles à fabriquer en très grande quantité pour des multinationales qui produisent d’énormes quantités de gommage à une échelle mondiale… Quoi qu’il en soit, le sucre, la poudre de noyaux de fruits, les grains d’amande/d’avoine ou le sel sont déjà utilisés par de nombreuses marques sur le marché de la cosmétique.

Les grands groupes sont-ils les grands méchants ? 
Je vous l’expliquais plus haut : pour pouvoir produire plus à bas coût, certaines marques ont effectivement pris le parti du plastique. D’autres grands groupes comme Unilever a banni ces particules de ses produits depuis 2014. Ainsi, les produits Monsavon ou Dove (entre autres) ayant des propriétés gommantes contiennent des actifs exfoliants d’origine naturelle. Affaire à suivre…

Babillages

Capucine Piot est la fondatrice & l’éditrice de Babillages depuis 2007. Elle déteste faire des biographies, et encore plus parler d’elle à la 3° personne, mais il paraît qu’il fallait remplir cette case ! Si vous me suivez depuis 10 ans, vous savez qui je suis ! Si vous venez d’arriver… vous le saurez bien assez tôt.

8 commentaires.
    1. Les marques concernées sont dans l’obligation de re-formuler leurs produits si elles souhaitent les maintenir sur le marché :)

  1. Je ne savais pas qu’il y avait un peu de plastique dans les gommages, j’espèrent que les marques vont nous sortir de bon produits, sans plastiques, à suivre

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.