Pourquoi tant de mépris envers les influenceurs ?

Ce 28 mars, le magazine en ligne Slate a publié un papier intitulé « Journaliste, j’ai fait un drôle de voyage de presse avec une instagrameuse ». Et j’avais envie de réagir.

J’ai d’abord cru à un poisson d’avril, tant le papier d’Antigone Schilling, publié sur Slate, est bourré de clichés dénigrant mon métier. Car oui, comme l’influenceuse présentée dans le papier, j’ai la chance de vivre de ma passion. Certains voudront sans doute me coller une étiquette : « blogueuse, « influenceuse », « instagrammeuse », « slasheuse », « rédactrice », « consommatrice avertie », « experte beauté », « créatrice de contenus », « glandeuse professionnelle » (?!)… Mais pour moi, tout va au-delà d’une dénomination précise, tant le métier que nous créons jour après jour est nouveau. Mais ça, Slate n’a pas daigné le reconnaître et a préféré publier un article à charge sans fond, et ne permettant aucunement d’informer les lecteurs.

Vous avez dit « pute à clics » ?!

Le problème, c’est que ce genre de papier (même pas rigolo) va être lu. Parce que le titre appelle à la moquerie voire au bashing : on est tout sauf dans la bienveillance, et c’est malheureusement l’un des filons que certains media soi-disant sérieux exploitent aujourd’hui pour générer de l’audience.

Le deuxième problème, c’est que la journaliste annonce la couleur d’entrée de jeu : elle est pleine d’a priori sur celles et ceux qui vivent de leur blog/instagram/youtube. A aucun moment elle ne cherche à faire son job de journaliste en se demandant pourquoi les influenceurs cartonnent tant aujourd’hui. Non. Elle va nous servir un joli dégueulis d’acidités, assaisonné de clichés tous plus abrutis les uns que les autres. Car figurez-vous que pour cette probable titulaire de la carte de presse, les blogueuses ont pour bagage… « souvent l’absence d’études et de culture ». Nous apprécierons la vacuité de l’argumentaire.

Pourquoi « influenceur », ça peut être un métier ?

Ce qui est dommage, c’est que Slate choisit ouvertement de passer à côté d’un phénomène qui n’est pas si nouveau que ça. Oui, des gens un peu partout à travers le monde saisissent Internet comme une opportunité de développer un business. Et parmi ces métiers qui n’existaient pas à l’époque où j’étais étudiante, il y a le mien. Et celui de quelques autres, aussi. Mais qui peut être un poil différent d’un « influenceur » à l’autre, car la principale caractéristique de ce drôle de job c’est que la personnalité fait partie intrinsèque de l’ADN de notre entreprise : on fait ce qui nous ressemble. On a la formidable liberté d’insuffler notre caractère de A à Z dans tout ce que l’on produit, en respectant les règles (lois) déjà établies, bien sûr.

Avec Babillages, je n’ai pas la prétention de sauver des vies. Mais en même temps, à l’époque où je travaillais dans la presse féminine : ça n’était pas non plus le cas. Avec Babillages, j’ai en revanche la sensation d’avoir trouvé un travail qui me plaît, alliant l’écriture, la photographie et la proximité avec les lecteurs : c’est une opportunité qui ne m’aurait jamais été donnée dans la presse. Et au-delà de ça, Babillages m’a permis de toucher de près ou de très loin à d’autres métiers : le community management, la comptabilité, la gestion de projet, la direction commerciale, le conseil stratégique, la communication dans sa globalite…

Qu’est-ce qu’être professionnel ?

Je ne nie pas que ce métier puisse être désarmant à certains égards. Certains voyagent aux quatre coins du monde tous frais payés. D’autres donnent l’impression de se rouler dans du maquillage toute la sainte journée. Nul doute que cette activité peut prêter les plus sceptiques à sourire. Impossible de nier aussi que parmi tous ces influenceurs, il y a à boire et à manger : des pros et des moins pros. Mais sur quel(s) critère(s) se base t-on pour définir un blogueur / instagrammeur comme quelqu’un de professionnel ? Parce qu’il émet des factures ? Parce qu’il a de l’éthique ? Parce qu’il respecte la loi ? Parce qu’il est proche de ses followers ? Parce qu’il a à coeur de produire un contenu qui plaira à celles et ceux qui lui font confiance ? Je vous laisse y réfléchir…

Quid de tous ces passionnés dont ça n’est pas une activité commerciale ? Méritent-ils, eux aussi, d’être vilipendés par les media dits « sérieux » ? N’oublions pas que si les blogueurs, puis les youtubeurs et les instagrammeurs ont autant de visibilité aujourd’hui, c’est justement à cause d’un ras-le-bol du modèle traditionnel. C’est justement parce qu’au départ, on est des girls/boys next door, qui testent et font part de leur expérience. Sans filtre. Ou juste avec ceux d’Instagram, pour que ça soit plus joli.

Et enfin, c’est là que ça me semble le plus important : quid des lecteurs et followers ? Sont-ils eux aussi bêtes à manger du foin et dignes d’être insultés indirectement par de tels articles sans fond ? Le fait de suivre des influenceurs que la presse juge totalement écervelés les rend t-il de fait complices de la connerie dénoncée ? A l’heure où le consommateur décide et dit tout ce qu’il pense : comment une journaliste peut-elle envisager ces audiences comme du vide intersidéral ? Bien sûr, Instagram prête peu à l’échange argumenté, mais quand même.

Et les dérives, alors ?

Depuis l’ouverture de mon blog, il y a 11 ans, les choses ont bien sûr évoluées. La preuve : ce loisir est devenu une activité professionnelle. Mais, pour moi il n’est pas impossible d’allier travail et honnêteté, intelligence et futilité. Là où je rejoins la journaliste, c’est qu’aujourd’hui les contenus publiés sur les réseaux sont souvent très creux : rares sont celles et ceux à fouiller, pour en savoir davantage. Mais après tout, ça, c’est le job d’un journaliste, non ?!

On en vient aussi au point évoqué par Slate : les relations annonceurs-influenceurs. Je serai toujours amusée qu’un journaliste s’étonne qu’il y ait de la publicité sur nos supports. N’est-ce pas ce qui fait aussi vivre la presse ? Ne sont-ils pas eux aussi invités à des voyages de presse ? Hmmm…  Pourtant, de notre côté, nous n’avons aucune charte de déontologie qui nous dicte la marche à suivre. Et encore moins l’abattement fiscal lié à la carte de presse. Pardon, je m’égare… Blague à part, nous sommes d’accord sur le fait que des marques s’engouffrent parfois dans des achats publicitaires vides de sens. Mais à l’ère du règne de l’image et de l’éphémère, cela fait-il peut-être justement sens dans un sens ?! (Donnons beaucoup de sens à ce non-sens).

Oui, des dérives existent : certains acceptent des chèques pour tout et n’importe quoi. Certains ne comprennent pas le sens de « ligne éditoriale ». Certains ne se posent tout simplement pas toutes ces questions, quitte à scier tranquillement la branche sur laquelle ils sont assis. Et quitte à prendre l’audience pour des quiches.

Mais non, tout ce que dépeignent Slate et sa journaliste ne sont aucunement le reflet de la généralité. C’est dommage que la journaliste n’ait pas su s’intéresser sincèrement à notre boulot. C’est con (disons-le) qu’elle ait souhaité traiter ce sujet avec dédain. Et je ne vois pas l’utilité de vendre un tel papier à un media pour raconter… bah… euh… rien. Mis à part pour mettre tout le monde dans le même sac et égratigner l’intégralité de la corporation, avec les gens honnêtes, intelligents et professionnels au passage.

Pour ce qui est du domaine de la beauté (celui que je connais le mieux), on assiste bien sûr à des dérives et des trucs franchement ridicules d’un point de vue d’expert ou de lectrice aguerrie. Mais à côté de ça, il y a des filles passionnées qui s’y connaissent souvent mieux que certaines journalistes beauté, et qui ont des vraies valeurs à porter, tout en faisant des jolies photos et en n’ayant pas forcément de diplôme de journalisme.  Ca ne fait pas de leurs supports des trucs sur lesquels on devrait cracher. Je pense à elles, et les félicite pour leur travail toujours plus intéressant chaque jour ! 

Envie d’aller plus loin ?

Pour en savoir plus sur ma façon d’aborder mon travail, je vous invite à naviguer à travers les archives de Babillages. Ces articles pourraient (je l’espère) vous plaire :

Babillages

Capucine Piot est la fondatrice & l’éditrice de Babillages depuis 2007. Elle déteste faire des biographies, et encore plus parler d’elle à la 3° personne, mais il paraît qu’il fallait remplir cette case ! Si vous me suivez depuis 10 ans, vous savez qui je suis ! Si vous venez d’arriver… vous le saurez bien assez tôt.

32 commentaires
    1. Peut-être parce qu’ils ne proposent rien de très intéressant ? Côté beauté, en tout cas, je me suis détournée de la plupart des magazines : les papiers fouillés se comptent malheureusement sur les doigts d’une main :/

  1. Je suis tout à fait d’accord avec toi, et j’ai défendu le fait que non ça n’est pas une généralité au boulot aujourd’hui.
    En effet, mes collègues étaient plutôt à se dire que le but était de faire un article pas sérieux et « drôle », mais ça c’est quand on a un minimum de recul sur le sujet parce qu’on baigne dans les méandres du web, mais en mettant ça sous le prisme d’un humain « lambda » (et ce terme n’est pas péjoratif), je vois d’ici toutes les conséquences que ça peut avoir, et la mauvaise image que ça renvoie des blogueuses et Instagrameuses…
    Et j’ai de suite pensé aux blogueuses que je suis, toi en tête de liste, qui sont bien loin de cet archétype de mauvais goût.
    Allez, je te fais la bise puisque c’est apparemment un « truc d’instagrameuse » mouahaha ;-)

  2. Alors, je suis d’accord avec un certain nombre d’éléments, et je trouve globalement que l’article de slate est plein de mépris de classe : « Avec pour bagage leur jeunesse, une certaine innocence, mais aussi souvent l’absence d’études et de culture », sérieusement ?. La journaliste a clairement un gros problème d’ego et un sentiment de supériorité bien violent. La meuf se définit elle-même comme « une journaliste qui apprécie la vraie création et a peu d’intérêt pour les marques grand public », c’est affligeant de prétention et de condescendance.
    Néanmoins, pour suivre ce blog et d’autres blogs beauté depuis longtemps, le virage « magazine » qui a été pris par beaucoup d’entre vous induit une forte perte d’authenticité, et ne vous met pas vraiment en position de qualifier d’autres medias de « putes à clics ». J’ai vu des articles ici dont les titres sont mille fois plus « putes à clics » que chez slate. Sérieusement, quand je lis « Cette argile pour l’acné est la plus vendue du web », « Le secret de Gigi Hadid pour des cheveux tout doux », ou, surtout, ce genre de choses : « Blake Lively ne ressemble plus (du tout) à ça » ; « Nous sommes nombreuses à admirer la chevelure de Blake Lively… Eh bien vous allez être surprises ! », j’ai juste l’impression de voir un objet de mail spam ou de post sponsorisé fb type « la suite va vous étonner ». Si ça c’est pas pute à clics, je sais pas ce que c’est…
    Je n’écris pas ce commentaire pour troller, sérieusement, mais juste pour dire que du coup, avec ce virage moyennement authentique, ça me semble compliqué pour les blogueuses en questions – c’est évidemment différent pour les non professionnelles – de répondre aux accusations des journalistes, quand bien même celles-ci serait motivées par du mépris (et c’est nul, on est bien d’accord.)

    1. Bonjour Marinette,
      Pour le coup je pense être tout à fait à même de pouvoir juger et comparer puisque… je suis issue du « sérail » de la presse : c’est là que j’y ai fait mes armes, et je travaille aujourd’hui pour Babillages. Je peux t’assurer que pour le coup, on n’a pas grand chose en commun dans la façon de fonctionner. Déjà, pour faire vivre un magazine en ligne, la presse traditionnelle a une armada de journalistes, pigistes, community manager, responsables SEO, responsables pub, etc… alors que moi, je suis… seule.
      Et rien que le fait d’être seule permet déjà de rester de toute façon plus authentique, parce que tu parles vraiment en ton nom, parce que t’es pas salarié d’un titre dont tu te fiches peut-être, parce que ledit titre c’es toute ta vie (ce qui est un poil différent quand tu ne l’as pas créé et que t’es juste payée pour y écrire ;)). Ensuite, le métier en lui-même n’a rien à voir.
      Enfin, concernant le manque d’authenticité relatif à Babillages, je ne le prends pas mal : c’est ta perception. Pas la mienne. Je sais qui je suis, je sais ce que j’insuffle à mon travail, je sais pourquoi et pour qui je crée du contenu, et j’accepte que certain(e)s ne se retrouvent pas dans 100% des contenus produits en 10 ans. C’est le jeu.

  3. Bonjour Capucine,

    Merci pour ton article fort interessant.
    Et j’aime la façon dont tu travailles : ton honnêteté, ton intégrité, ta franchise et ton humour ;o)
    Alors merci à toi.
    Etj ‘en profite pour dire que tu fais un métier qui m’apporte de belles et bonnes choses en plus de plein d’informations.

    Merci

  4. Je suis complètement d’accord avec toi et aussi avec ton article sur le royaume du fake. Moi j’ai un blog pour le fun, et même pour ça je me suis déjà pris un ou deux commentaires bien sentis mais ça me passe au dessus.
    Effectivement, il y a des influenceurs qui discréditent totalement le truc en ne disant pas quand un article est sponsorisé alors que ça se voit comme le nez au milieu de la figure, ou en plaçant le même produit sur toutes leurs vidéos avec beaucoup trop d’insistance pour être honnête. Mais il y a aussi des blogueuses qui sont honnêtes comme toi et ça se sent. Et puis pour y toucher un peu à un niveau non professionnel, je peux témoigner que oui, ça prend du temps.
    En général quand on me dit que Youtubeuse n’est pas un métier j’ai tendance à comparer ça à animateur télé ou humoriste. Quelle différence au final?
    Mika

  5. Après avoir lu ton article, je suis allée voir le leur…
    Je n’ai jamais compris ce besoin de «taper » sur les instagrameuses, influenceuses, blogueuse…
    Leur article est tellement réducteur et méprisant.
    Cette « journaliste bêcheuse » n’a fait que regrouper un ensemble de clichés en y rajoutant son esprit critique mal placée.
    Elle doit avoir une bien haute idée de sa personne pour écrire de telles âneries…

    Première fois que je commente l’un de tes articles alors que je suis une fervente supportrice. Les années passent etJ’aime toujours autant ta manière d’écrire, ton honnêteté et ta franchise!
    Bonne journée Capucines.

    1. Il existe bien sûr des dérives comme dans tous les milieux, et je peux comprendre que l’on soit circonspecte face à tout ça. Mais dénigrer quelqu’un qui est passionné car il n’est pas passé par la voie royale (aka l’école de journalisme ou tout autre truc assimilé), c’est complètement con. Et hyper réducteur.

  6. Coucou Capucine,

    Je suis tombée sur cet article et j’ai eu la même réaction que toi : pourquoi tant de mépris et surtout, pourquoi si peu de fond?
    Je ne suis pas influenceuse mais en tant que blogueuse, je trouve cela dévalorisant.
    Certes il y a des exceptions mais la plupart du temps, il y a de la recherche et de la passion derrière nos mots.

    Jolie journée,
    Kissouxxx,
    Tina
    http://wakeupthequeen.com/

    1. Le mépris, c’est la suite logique du manque de fond : tout ça n’est motivé que par de l’aigreur. Absolument pas par une volonté de comprendre et partager auprès des lecteurs de Slate une information.

  7. Hello Capucine, j’avoue être sidérée par l’article de cette journaliste. Je travaille dans le digital marketing depuis 5 ans et plus récemment pour une marque de cosmétiques américaine. Les influenceuses sont celles qui ont permi de nous faire connaitre. Et c’est avec elles que je travaille tous les jours pour développer la notoriété de la marque sur le marché français.

    Pour moi il s’agit d’un nouveau mode de consommation, un rapport plus proche avec les consommateurs. Fini les pubs télé, maintenant les femmes veulent que de VRAIES femmes leur parlent. Quelqu’un comme toi et moi.

    Cette journaliste ne se remet pas en question, et ne s’intéresse pas aux succès de ces girls next door. Tant pis pour elle, elle se fera bouffer à un moment par un phénomène qui la dépasse et qu’elle n’a pas su attraper au vol.

    Merci à vous & toi Capucine !

    1. Hello Julie, à vrai dire je ne rejette pas en bloc les modes de publicité plus traditionnels : je pense plutôt que selon les dispositifs envisagés, la complémentarité ne fait pas de mal pour toucher un maximum de personnes, et les attraper au vol dans leur « customer journey » comme aiment l’appeler les pros du marketing ;) Là où je suis entièrement d’accord avec toi, c’est que certaines marques ont pu émerger grâce au web en général : je pense à Glossier et Instagram, mais aussi à Erborian qui a pu s’installer de façon pérenne sur le marché grâce à l’engouement des blogueuses il y a 7 ans environ. Clinique, par exemple, a décidé de lancer sa BB Cream sur le marché Français suite à un post de Babillages, où j’expliquais qu’il était urgent de voir cette nouveauté arriver en France – la presse n’avait pas daigné s’intéresser au sujet.

  8. Quelle condescendance dans l’article d’Antigone Schilling…C’est creux, elle ne cherche pas à voir plus loin que ce qu’elle aperçoit de la dite influenceuse lors de ce voyage… Peut être un problème de génération aussi?

    1. Peut-être… Peut-être pas ?! Ma grand-mère a 88 ans, n’est pas issue de ce milieu, et comprend très bien ce que je fais. Je pense que tout est une question d’ouverture d’esprit en fait : soit tu t’y intéresses, soit tu ne t’y intéresses pas. Mais si tu ne t’y intéresses pas, n’aie pas la prétention d’écrire un papier, car… en général, ça n’apporte rien de très utile au sujet ;)

  9. Bonjour Capucine,

    Je viens de lire l’article de Slate… quelle condescendance (jalousie?) de la part de cette journaliste.

  10. Je n’ai jamais laissé de commentaire sur ton blog et pourtant je lis ton blog depuis des années!! Même si je ne suis qu’un simple blogueuse ( non professionnelle), je trouve cette article très intéressant, car même en ayant le simple statut de blogueuse, ces a priori sur cette profession (ou loisir) je les entend régulièrement!!! Qui viennent pour la plupart de personnes et/ou journalistes ne cherchant pas à aller au fond des choses et comprendre le pourquoi du comment!!!
    Merci pour cette article que j’ai apprécié de lire

    1. Merci pour ton message et merci beaucoup d’être une fidèle. Je te comprends parfaitement, je ne sais pas pourquoi on nous juge si vite :/ Peut-être à cause des excès et des extrêmes, mais tout le monde n’est fort heureusement pas représentatif des dérives.

  11. Merci pour ton article qui parle sincèrement et avec fond de ce qui est une réalité, cette battle étrange que veulent nous imposer les Journaliste avec les influenceurs. Je suis sans arrêt dénigré par les journalistes que je croise, parce que j’écris, chaque semaine, sur mon blog. Pourquoi au juste ?

    1. J’ai le souvenir d’un voyage de presse, il y fort fort fort longtemps. J’étais invitée en tant que blogueuse. Et là, une journaliste que je connaissais et qui m’avait encadrée lors d’un stage des années auparavant m’a dit : « pourquoi t’es là ? Et tu dors dans le même hôtel que nous ? ». Sympa…

  12. Bravo ! Capucine…. la jalousie ! Voilà le seul problème ! Attention certaines pas toutes heureusement sont des profiteuses , qui caressent qui sourient aux rp qd elles où ils sont utiles : voyages cadeaux … et des qu’elles ou qu’ils ne sont plus en place leurs tournent le dos ! Depuis 34 ans que je sévis ds ce métier que j’adore j’en ai connu ! On est en train de leur enlever leur monopole, la concurrence elles n’aiment pas ! Il faut savoir accepter mais cela s’appelle de l’intelligence de la bienveillance et ds cet univers ce sont des qualificatifs que l’on connaît que trop peu ! Vous faites partie des « bonnes » des professionnelles, mais soyons aussi sincères il y en a des très très mauvaises qui n’ont rien à faire dans votre univers . Bon week-end. Francine lepek

    1. Bonjour Francine, je suis ravie de vous lire ici, merci pour votre point de vue très éclairé. Effectivement, comme dans chaque milieu : il y a des gens pros, et des moins pros. Je suis entièrement d’accord avec vous. Nos media et notre façon de travailler sont très complémentaires : je suis convaincue que l’on aurait tous à apprendre les uns des autres.

  13. Je travaille pour une marque qui collaborent avec de nombreuses influenceuses et journalistes, pour de la création de contenu. Je te garantie que les journalistes, pour bon nombre, sont désagréables, hautaines et parfois même, de vraies connasses. JAMAIS une Instagrameuse, blogueuse, ne m’a mal parlé ou n’a traité les produits comme de la merde, pas une fois. Vous êtes même très reconnaissantes. Donc, que cette journaliste balaye devant sa porte avant de juger !

    1. Hello, je pense surtout que les deux métiers sont totalement différents. De fait, ça nécessite comme tu le sais bien sûr des approches différentes, et les lecteurs n’attendent pas la même chose :)

  14. Tout est dit, rien à rajouter, si ce n’est que cela retrace mon parcours de lectrice-modeuse: j’ai lâché la lecture de la presse féminine définitivement, il y a 3/4 ans, et je découvre la blogosphère, le monde des influenceurs; et je doit dire que cela ma plait beaucoup.

  15. Tout est dit, pourquoi j’ai laissé définitivement la lecture de la presse de mode il y a 3-4 ans, et pourquoi la monde des influenceurs me plait tant : La liberté.

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