Crème solaire qui ne pollue pas les océans : c'est possible ?

Comment choisir une crème solaire qui ne pollue pas les océans ?

Les beaux jours approchent, et vous êtes sûrement en train de vous demander quelle protection choisir. Oui mais, avez-vous pensé à opter pour une crème solaire qui ne pollue pas les océans ?

C’est un sujet qui fait débat à chaque fois que l’été approche : et si nous options pour une crème solaire qui ne pollue pas les océans, ou qui, tout du moins, limite ses effets nocifs sur les fonds marins ? Aujourd’hui, de grandes marques commencent à s’engager dans ce sens, il me semblait intéressant de faire la lumière sur cette thématique.

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Pourquoi une crème solaire qui ne pollue pas ?

Selon l’organisme Green Cross France et Territoires, 75% des récifs coralliens sont menacés de disparition à la « surface » du globe. L’association estime qu’entre « 4000 et 6000 tonnes de crèmes solaires sont libérées sur les récifs coralliens chaque année à travers le monde ». En d’autre termes, si le réchauffement climatique et la pollution sont responsables du dérèglement de l’écosystème marin, l’impact des protections solaires n’est pas à ignorer. Si vous souhaitez lire l’étude du Professeur Danovaro de 2008 à ce sujet, je vous invite à cliquer sur le lien.

En fait, tout ça est plutôt logique. Vous vous tartinez de crème. Vous allez vous baigner. Et généralement, vous pouvez constater autour de vous une espèce de couche « huileuse » qui flotte : c’est votre crème qui se dilue… et les ingrédients toxiques pour les fonds marins avec. Or, certains actifs de ces crèmes sensées vous protéger, ont le don de se « transformer » au contact de la lumière, de l’oxygène et de l’eau pour… former une substance toxique digne d’un virus pour les coraux.

Quels sont les ingrédients qui posent problème ?

Vous vous en doutez, ce sont les crèmes solaires « chimiques » qui posent problème.Car on y retrouve généralement des ingrédients « classiques » de l’industrie qui servent à protéger des rayons UV. Vous pouvez les repérer facilement car ils s’appellent Benzophenone-3  (ou oxybenzone) (BP3) ou encore benzophenone-2 (BP2). Ca, c’est extrêmement nocif pour les coraux. Globalement, certains filtres hydrosolubles – que l’on trouve généralement dans les solaires chimiques – peuvent poser problème. L’autre souci majeur, c’est aussi la présence de silicones qui ont du mal à se dégrader et qui peuvent alors se déposer au fond des océans.

Et dans les solaires minéraux, est-ce mauvais ? En fait, le dioxyde de titane et le dioxyde de zinc qui sont utilisés de façon micronisée existent dans la nature (des minéraux qui constituent le sable). En soi, je ne pense pas que cela pose un problème majeur. En tout cas, je n’ai pas trouvé d’étude allant à l’encontre des nanoparticules sur le plan environnemental.  (Ou alors j’ai mal cherché… Si je parviens à trouver des experts pour me renseigner davantage, je serais ravie ! Car je ne suis vraiment pas la pro ultime des solaires, et je voudrais pouvoir tout vous expliquer de façon didactique. Et comprendre aussi !)

Quelle crème qui ne pollue pas, alors ?

Difficile de s’y mettre quand en plus, les marques se lancent dans le marketing green : il faut alors démêler le vrai du faux, et ça peut vite devenir un casse-tête. A tel point que certaines zones du globe sont devenues « zone cream free » pour préserver l’environnement. Dans certains endroits de Californie, par exemple, on sensibilise en proposant des crèmes qui ne polluent pas. Ailleurs, on va plutôt plébisciter les « vêtements anti-UV »… Et puis, beaucoup de marques grand public vont se targuer de mettre au point des crèmes qui ne polluent pas.

Sur le papier, je trouve le principe vraiment très honorable. Mais, peut-on être certain à 100% que la formule est à 100% inoffensive pour les fonds marins ? Du moins, en ce qui concerne la pétrochimie, j’entends, car sur du bio cela est réalisable. Surtout que le challenge est aussi de protéger la peau des rayons UV, tout en répondant aux normes pays/inter-états/internationales: j’imagine à quel point cela doit être casse-tête pour des marques de formuler avec un tel cahier des charges. Quoi qu’il en soit, certaines marques s’engagent vraiment sur ce terrain et essaient de faire avancer les choses en ce sens.

Quoi qu’il en soit, les références de « crème solaire qui ne pollue pas » qui reviennent souvent sont :

  • Waterlover Sun Milk Biotherm
  • Spray Solaire EQ
  • Eco Sun Shield de Seventy One Percent
  • Les solaires Avène
  • Spray Solaire Bio Acorelle
  • Lait solaire Alga Maris bio Laboratoires Biarritz

La liste est non exhaustive, bien sûr…

Photo by Norman Grande 

Babillages

Capucine Piot est la fondatrice & l’éditrice de Babillages depuis 2007. Elle déteste faire des biographies, et encore plus parler d’elle à la 3° personne, mais il paraît qu’il fallait remplir cette case ! Si vous me suivez depuis 10 ans, vous savez qui je suis ! Si vous venez d’arriver… vous le saurez bien assez tôt.

9 commentaires
  1. Très bon article ! C’est vrai qu’on n’y pense pas souvent. Et pourtant, quand on voit tout ce qui se dépose sur la surface de l’eau quand on part se baigner… Merci pour ces précisions et surtout la liste de crèmes que tu conseilles :)

  2. Très intéressant et éclaircissant comme article. En achetant mes soins solaires je pense au produit et à ma peau mais pas sur l’effet dans l’océan. Merci

  3. Merci pour ces informations. J’ai tendance à privilégier les filtres minéraux mais c’est toujours compliqué de savoir comment bien faire

  4. Merci pour ce bon artille
    C’est vrai que lorsqu’on achète ses solaires on y pense pas vraiment et pourtant c’est tellement important la protection des eaux.
    Pour le moment, je tourne avec Avene et je vois qu’elle est dans la liste lol sauf Clarins pour le visage

  5. Bonjour,
    Je n’ai pas compris pourquoi vous citez les solaires Avène comme produits qui ne polluent pas ? Ils utilisent des filtres chimiques.J’ai trouvé de l’EDTA, des PEG et toutes sortes de silicones dans l’une d’entres elles que j’utilisais. Je connais particulièrement cette marque, car les dermatologues me la conseillaient systématiquement et j’ai mis plusieurs années à comprendre que j’étais intolérante à de nombreux ingrédients. Cette marque fait un beau marketing « peaux sensibles » et « compo naturelle » mais il n’en est rien sur la liste INCI. En arrêtant ces types de produits, ma peau s’est améliorée nettement.
    Dorénavant j’utilise Acorelle, Biarritz et aussi Bioregena.
    Bon été !

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